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 « They lived happily ever after » PV

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Lou E. Anderson
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Lou E. Anderson

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MessageSujet: « They lived happily ever after » PV   « They lived happily ever after » PV EmptyJeu 27 Aoû - 11:47

« They lived happily ever after » PV Sanstitre1xod
Lou & Khazan


    Et ils vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants. Je fermai doucement le livre, le portant par la suite contre ma poitrine. Les bras croisés, le regard pétillant, je regardais le lac qui était en face de moi. J'étais assise sur le ponton, où, en ce moment, il n'y avait aucun bateau amarré. Chose plutôt étrange, d'ailleurs, mais au fond cela m'arrangeait bien. Au moins je n'aurais pas à rencontrer quelqu'un. A moins qu'un promeneur matinal soit de la partie. Mais combien de personne sur l'île était capable de se lever à huit heure du matin un dimanche ? Les touristes. Oui, bon d'accord. Les touristes se fichaient bien de l'heure qu'il pouvait être. Quoi que... Ils étaient là pour être en vacances, pour profiter, et donc de faire la grasse matinée ? Je poussai un long soupir. Je n'étais pas voyante, et ce genre de question restait en moi un mystère totale. Mes pieds étaient nus, plongés dans l'eau froide et claire du lac. Il faisait un peu frais, mais cela ne me dérangeait guère. Le froid, la chaud, j'avais toujours assez bien supportée. Soudainement fatiguée, je basculai en arrière, sentant le bois froid contre mon dos. Ce n'était pas ma robe blanche légère qui allait me réchauffer quoi que ce soit. Un instant je fermais les yeux, des souvenirs affluant dans ma tête.

    F.LASH B.ACK


      Andrew ▬ Allez Lou ! Maman a dit que tu devais venir !
      Lou ▬ La ferme Andrew. Madame Blax, c'est pas ma mère.
      Andrew ▬ Lou... T'es pas cool ! Allez, j'te jure on va s'amuser ! Ça te changera les idées.
      Lou ▬ Tu m'énerves... Bon... D'accord. Mais c'est simplement pour que tu la boucles.
      Andrew ▬ Waa ! Génial. Allez montes.


    A contre cœur je montais dans la petite barque de Andrew. Il avait prévu faire une partie de pêche, et vu que Madame Blax ne voulait pas qu'il y aille tout seul, il avait proposé que j'y aille avec lui. Je détestais pécher, je détestais rester assise dans cette foutue barque miteuse à prier pour qu'elle ne casse pas. Mais avant tout je détestais quand Andrew me suppliait. Il lâchait jamais l'affaire. Je n'avais donc plus eux le choix, il avait fallu que j'accepte. Je pris la main qu'il me tendit et montai à bord. La barque tangua dangereusement, mais elle tint bon. Je regardais, anxieuse, le fond du lac tandis que Andrew ramait vers le milieu du lac. Je n'avais jamais vraiment appris à nager, étant trop souvent baladé de famille en famille. A peine avais-je pris une leçon avec telle famille qu'elle me jetait à la porte et que je me retrouvais dans une autre. Et tout était à refaire. Je n'avais pas spécialement peur de l'eau, mais... Disons que je n'étais pas très rassurée, et pas très à l'aise.

      Andrew ▬ Ça va aller, t'inquiètes pas.
      Lou ▬ Comment tu peux savoir qu'il arrivera rien ? Avec cette barque pourrie...
      Andrew ▬ Lou... Je suis là pour toi. Toujours...


    Il venait de se rapprocher de moi, frottant le dos de sa main contre ma joue. Il jouait à quoi là ? En grande insociable je me levai d'un bond, reculant. Sauf que j'avais oublié qu'on était dans une barque, et qu'il y avait le rebord derrière moi. Résultat ? Je trébuchais, tentais de retrouver mon équilibre, en vain, et tombai lourdement dans l'eau glacé du lac.

      Andrew ▬ Lou !


    F.IN D.U F.LASH B.ACK


    Je rouvris soudainement les yeux, comme sortant d'un rêve. Je me redressai, m'accoudant sur le ponton. Mon regard regardait autour de moi. Il n'y avait pas de barque. C'était un souvenir, simplement. Rien à voir avec la réalité. Je poussai un profond soupir. Andrew avait plongé dans l'eau quelques secondes après moi. Sauf qu'on avait le même âge, et qu'il était trop frêle pour me porter et me mettre dans la barque. Il essayait tant bien que mal de me tenir la tête hors de l'eau, manquant lui-même de se noyer. Heureusement Madame Blax et son mari avait entendu leur fils crier, et son mari avait plongé dans l'eau. Il avait mis du temps pour rejoindre le centre du lac, mais il était arrivé à tant. Depuis je n'avais plus jamais remis les pieds dans un lac, ayant une peur bleue. Je n'avais donc jamais appris à nager.

    Mon regard se posa sur le livre que je venais de finir. Les nuits blanches du Chat Botté Pas vraiment un livre de conte de fée comme j'avais l'habitude de lire. Des meurtres qui représentaient les contes. Le petit chaperon rouge ; Peau d'âne ; Le Petit Poucet... J'avais bien aimé ce livre, quand même. Même si l'histoire se finissait bien, il n'était pas tout beau tout rose. Des meurtres aux allures atroces. Mais bon, la jeune fille était sauvée par l'homme qu'elle aimait, et tout finissait bien. Cela me rappelait les livres que je lisais dans mon enfance. Les contes de fées. A l'époque je croyais à tout ça. Jusqu'à ce que mes parents meurent, jusqu'à ce que je sois trimballée de famille en famille, jusqu'à ce que je tue. Jusqu'à maintenant la vie ne m'avait jamais souri. A croire qu'elle me boudait. Quoi ? Le bonheur, c'était pas encore pour moi ? Qu'est-ce qu'il fallait que j'endure, encore ? Un bruit derrière moi m'alerta qu'il y avait quelqu'un. Je sursautai, n'ayant pas spécialement entendu sa venue. Le livre glissa sur mon corps, et se retrouva dans l'eau. Merde. Je le regardais flotter sur l'eau, n'osant pas tendre le bras et me pencher pour le récupérer. Foutue peur de l'eau.


Dernière édition par Lou E. Anderson le Sam 29 Aoû - 14:48, édité 1 fois
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Khasan M. Kashtanjev
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MessageSujet: Re: « They lived happily ever after » PV   « They lived happily ever after » PV EmptyJeu 27 Aoû - 14:05

▌P E T E R « They lived happily ever after » PV Things-We-Lost-in-the-Fire-benicio-del-toro-1704564-100-100 && « They lived happily ever after » PV Sophia-sophia-bush-178390_100_100 && « They lived happily ever after » PV Billiejoerosshalfin19 K H A S A N ▌
▌L O U ▌
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[list][justify]Khasan essuya ses yeux rougis par les larmes qu’il tentait de contenir d’un geste rageur. Il détestait pleurer. C’était pour les faibles, les tapettes. Mais après tout, c’était ce qu’il était alors pourquoi chercher à se retenir ?
Irrité et pris de l’envie irrésistible de se cogner la tête dans un mur pour se faire payer sa médiocrité, il jeta un coup d’œil prudent en direction de Peter. Son compagnon de route affichait un sourire fielleux et contenté. Il aurait voulu pouvoir lui écorcher la bouche et lui arracher les lèvres pour qu’il s’arrête…
Comme s’il l’avait entendu (et le tchétchène commençait à croire que son ami le pouvait réellement), le visage sans âge de Peter se tourna dans sa direction. Son regard brillait de défi, son sourire plus qu’amusé était braqué sur lui. Il avait l’air d’un fou. Un fou capable d’absolument tout et qui n’a rien à perdre.
Un frisson glacé parcourut le corps frêle de Khasan qui préféra détourner le regard, son cœur cognant férocement dans sa poitrine.

    « Tu as peur, petit rat » fit son voisin d’un ton qui n’était pas interrogatif, malgré le froncement de sourcils scrutateur qu’il lui lança
    « T’es rien qu’une brute » répondit-il simplement, la mine boudeuse


Peter éclata de rire et lui asséna une petite claque à l’arrière du crâne. Le trentenaire s’écarta pour éviter de nouvelles attaques éventuels et fusilla son ami du regard en marchant le long d’une vieille barrière. Ils la suivaient depuis un moment maintenant, sans vraiment savoir où cela les mèneraient.

    « Et toi, c’bon vieux truand ou l’brave type ? »
    « Quoi ? »
    «Inculte» s’agaça Peter en faisant claquer se langue contre son palet « T’es le putain de bon samaritain ou le truand de mes deux !? »
    «J’suis… personne » bougonna Khasan
    « Rah, vas t’faire foutre ! Pourquoi tu fais encore la gueule ? »
    « Tu m’as tapé dessus ! »
    « Tu l’avais mérité » soupira simplement son ami
    « Non ! »


Peter ne répondit rien, se contentant de poser sur lui son regard de dément. Il valait mieux se taire maintenant. De toute façon, à quoi aurait servi de parlementer davantage ? Tout ce qu’il y aurait gagné, c’était d’autres coups. Ses côtes étaient déjà douloureuses, sa pommette était un peu gonflée, son poignet le faisait souffrir et il avait un tas de contusions dans le dos.
Peter ne l’avait pas loupé cette fois encore.
Tout ça pour quoi ? Parce qu’il avait rencontré une fille. Parce qu’il l’avait trouvée bien jolie et très gentille. Parce qu’il avait espéré s’en faire une amie.
Mais il n’avait pas le droit d’avoir d’autres amis que Peter. C’était une de ses règles.
Et il lui avait mis un coup ce matin parce qu’il avait refusé de répondre à sa question sur le nom de la star qu’il aimerait le plus baiser. Pourquoi fallait-il toujours qu’il fasse ce que son ainé voulait ?
La réponse était évidente : parce que lui était un faible et qu’il était incapable de se faire respecter.

    « Ah ! On y est ! »


Khasan s’arracha à ses pensées et remarqua que son ami s’était immobilisé près de lui. Relevant les pans de sa veste de costume, Peter observa le décor qui les entourait d’un air satisfait.
Pour sa part, le trentenaire déglutit péniblement. Un lac. Un LAC !
Ses yeux s’agrandirent d’effroi un instant, avant de se muer en deux fentes coléreuses et accusatrices qu’il tourna vers son ami.

    « Pourquoi t’as fait ça !? »
    « Fais quoi ? » Minauda son ainé en lui passant devant, s’écartant du petit chemin à travers bois pour s’approcher de la berge


Evidemment, il aurait dû s’en douter. Peter n’avait pas terminé de le punir. Il n’avait pas assez payé pour ce qu’il avait fait. Pourtant il n’avait rien fait de mal ! Tout ce qu’il avait fait, c’était parler à quelqu’un !!
La respiration haletante, son sang battant à ses tempes, Khasan observa Peter s’approcher de l’eau d’un pas tranquille, plongeant sa main dans la poche de son pantalon pour en tirer son paquet de cigarettes.
Irrité et n’osant pas encore observer l’étendue d’eau, il le rejoignit d’un pas pressé, prêt à lui tenir tête et l’obliger à rentrer. Il savait qu’il finirait à genoux devant lui en train de le supplier, mais il ne se l’avouait pas encore. Mais alors qu’il ouvrait la bouche, Peter lui donna un coup de coude dans les côtes.

    « Hey, mate-moi cette sirène » sourit Peter d’un air gourmand


Coupé dans son élan, Khasan suivi son regard et sursauta en apercevant une petite brunette, les pieds dans l’eau près de l’embarcadère désert. La jeune femme tourna la tête la seconde suivante, observant l’eau et lui tournant le dos.
Du peu qu’il l’avait vue, il la jugea assez jeune, peut-être une vingtaine d’années. Elle était jolie, ça, il l’avait bien vu et Peter aussi…
Le tchétchène jeta un regard en biais à son ami. Il avait cet air. L’air qu’il avait quand il s’apprêtait à approcher une fille et à la faire « couiner » comme il disait.
Khasan détestait qu’il fasse ça. Il fallait qu’il agisse, maintenant.

    « J’ai compris la leçon, j’parlerai plus à personne mais s’il te plait, j’t’en supplie, allons-nous en maintenant » chuchota-t-il très vite, la gorge nouée
    « Tu vois bien qu’elle a besoin de compagnie… »
    « Non ! Non, elle n’a besoin de rien ni personne, regarde elle… elle a l’air… de pas avoir besoin » continua-t-il de gémir dans sa langue natale « Peter… »


Son ami arracha enfin son regard de la silhouette au bord de l’eau pour plonger ses yeux couleur d’encre dans les siens. Un sourire mauvais éclairait son visage singulier.

    « On s’en ira… quand tu auras été lui parler »
    « Mais…mais tu m’as dis de… »
    « Et maintenant je te dis d’aller la voir » sourit-il en fourrant une de ses cigarettes entre ses lèvres
    « Et on partira ? »
    « Et on partira »
    « Promis ? »
    « Vas-y ou je t’ouvre comme le porc que tu es et te pendrais par les intestins… »


Khasan sonda son regard un moment, ne doutant pas qu’il soit capable de mettre ses menaces à exécution. Bon sang, qu’est-ce qu’il avait fait pour mériter ça ? Mais il avait la réponse sous les yeux. C’était à cause de ce qu’il avait fait ce jour là, près d’un lac…
Poussant un soupir à fendre l’âme, il se détourna de son ami pour parcourir les quelques mètres le séparant de la jeune femme. Triturant nerveusement ses mains, palissant à vu d’œil, il se dégagea la gorge bruyamment pour rappeler sa présence à la brune qui fixait l’eau d’un air apparemment contrarié.

    « Hem… mademoiselle… Tu… Je… » il se tourna vers Peter, la mine désespérée et suppliante, puis soupira à nouveau et refit face à l’inconnue « Tout va comme vous voulez ? » Demanda-t-il en prenant sur lui, essayant de parler dans un américain clair
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MessageSujet: Re: « They lived happily ever after » PV   « They lived happily ever after » PV EmptyJeu 27 Aoû - 22:40

    Le livre semblait me provoquer. M'appeler pour que je vienne à lui. Emporté par les vagues, il allait et venait vers le ponton, m'invitant à le rejoindre, à l'attraper. Hahaha... Il était possédé celui-là ? Je serrais les dents, le regardant avec un regard noir. C'était pas possible un manque de chance pareil. J'étais maudis, c'est pas possible... Rageusement je passai la main dans mes cheveux, les emmêlant, comme j'avais l'habitude de le faire. Foutu livre. Purée... Je me retournai pour voir si il n'y avait pas quelqu'un. Mais je ne vis personne. Faut croire que le bruit que j'avais entendu n'était qu'un animal sauvage, où le fruit de mon imagination. J'entendais déjà une Voix dans ma tête, peut-être qu'à présent c'était tout un monde... Hahaha... J'étais vraiment folle. une bonne vieille demeurée qui entendait des voix la poussant à tuer. Si on me coinçait, j'étais bonne pour un aller sans retour vers l'hôpital psychiatrique. Et moi qui avait toujours voulut une belle vie toute rose toute parfaite... Dieu me punissait pour avoir eu la prétention d'avoir eu une telle pensée ? Quoi, le bonheur, c'était pas pour tout le monde ? Injustice...

    Oh et puis merde ! Qu'il coule ce foutu livre ! C'est pas comme si c'était un des préférés ! Bon, d'accord, c'est le cas. Ahhh. J'vais devenir folle avec cette histoire. Je jetai un regard vers le livre, qui continuait ses allers-retours continuels du ponton vers le large. « Viens, viens ma petite, viens me récupérer ». Je mordais ma lèvre inférieur, indécise. Je le fais, je le fais ? Ça fait quoi si je le récupère ? Avec un peu de chance la couverture est waterproof ou elle s'en rapproche et les dégâts sont minimes. Sinon, et bien le livre est désespérément mort. Hmm... Décision, décision... Non, non. Ca sert à rien de prendre le risque de me noyer pour un foutu bouquin. Oui mais c'est pas n'importe lequel. Je l'avais trouvé dans une brocante. Il était vieux, était-il possible que je le retrouve dans une librairie ? Tout portait à croire que j'allais rester un moment sur l'île, le temps que l'affaire de meurtre soit classée, si c'était faisable. Et jusque là je n'avais pas trouvé de librairie. Et si je ne retrouvais plus jamais ce livre ? Hannn.... Bon, d'accord, faut que je le repêche. Courage Lou, courage. T'es sur un ponton, t'as juste à te pencher. Un tout petit peu, rien de bien méchant et de bien dangereux.

    Je m'accroupis au bord du ponton, tendant mon bras au maximum devant moi. Le livre semblait m'éviter. Dès que mes doigts se tendaient vers lui une vague l'emportait de quelques millimètres, le rendant hors d'atteinte. Alors je me penchais plus, et la même chose opéré. Mais merde, il était vraiment hanté ce bouquin ! Ma main tremblait à force d'être tendue, et je sentais que mon équilibre était de plus en plus chamboulé. Combien de temps pouvais-je encore tenir avant de faire le grand saut ? Je me voyais déjà tomber la tête la première. Je paniquais, agitant anarchiquement mes bras et mes bras. Puis ma tête passait la frontière, et je submergeai. Quelle fin atroce et cruelle. J'étais donc vouée à mourir dans de telles conditions ? Étouffée ? Moi qui voulais une fin rapide et sans souffrances... Je sentais le livre au bout de mes doigts, et sortis de mon imagination. Non Lou, ton jour de mort, c'est pas pour aujourd'hui, et surtout pas dans un lac ! Alors que j'allais une bonne fois pour toute attraper le livre, je sentis mon corps vacillait puis partir vers l'avant. J'eus le réflexe de me laisser, avant, tomber sur le côté. Le résultat est que je ne tombai pas dans l'eau. C'était moins une. Le livre tangua un moment à cause de la pression de mes doigts, puis revint à sa position horizontal du début. Merde, c'était moins une...

    Je restais allongée sur le ponton pendant quelques minutes, le temps de reprendre mon souffle devenu saccadé et que mes mains ne tremblent plus à cause de la panique qui venait de m'envahir. Au moment où je m'accoudai pour regarder à nouveau où en était le livre, j'entendis un bruit derrière moi. Un toussotement. Je sursautai une nouvelle fois, puis me retournai vivement. Un homme était derrière moi. Depuis combien de temps au juste ? Sa voix coupa court à mes interrogations muettes.

      Khasan ▬ Hem… mademoiselle… Tu… Je…


    Ah oui... Monsieur se révélait être un grand timide. Il arrivait même pas à aligner deux mots. Mes sourcils se froncèrent. Qu'est-ce qu'il me voulait au juste ? Désemparé, et peut-être aussi désespéré, il se retourna pour fixer un point inconnu derrière lui. Je me penchai pour faire de même. Il n'y avait personne. De plus, je n'avais entendu aucun bruit. Sur ce coup là, je ne comprenais pas. Il se retourna vers moi et enchaine d'une voix un peu plus assurée.

      Khasan ▬ Tout va comme vous voulez ?


    Hrmf. Réponse qui me pris au dépourvu. Je le regardai, n'arrivant pas à cacher mon air étonné. Quoi, il venait jusqu'à moi pour papoter, simplement ? Pas de truc important à dire ou à faire ? Bah... Faut croire que j'étais pas habituée à voir de tels comportements. J'étais généralement la fille réservée qui restait dans son coin, que personne venait déranger, ou que lorsqu'il y avait quelque chose d'important à dire. Parler de la pluie et du beau temps... C'était pas dans mes habitudes. Mais bon... Il faut un début à tout. Et sachant que j'étais "nouvelle" sur cette île, personne ne me connaissait, et personne ne pouvait savoir mon caractère solitaire.

      Lou ▬ Heu... Je... Oui. Tout va... Pour le mieux.


    A mon tour de jouer la timide. Je poussais ensuite un grand soupir, me mordillant la lèvre inférieure. Je venais de passer pour une andouille. Si il était depuis un certain temps, il avait sûrement remarquer ma tentative désespérée pour récupérer mon livre. Et je venais tout juste d'éviter de tomber dans l'eau. Mes mains tremblaient encore un peu. Je pariai que rien qu'en voyant ma tête on devinait que quelque chose n'allait pas. Autant dire la vérité, après tout, si il était logique, il me répliquerait que pourtant cela n'en a tout l'air. Et quoi qu'il arrive je serais obligée de dire la vérité.

      Lou ▬ Non. Non ça ne va pas. Ça ne va jamais. J'ai fait tomber mon livre dans l'eau et... J'arrive pas à le récupérer. Il est trop loin et j'ai... Le bras trop court. Je sais qu'à ce stade il risque d'être bousillé mais... Vous pouvez aller le chercher ?


    Dernière tentative. Si je ne pouvais pas récupérer toute seule mon livre, lui le ferait peut-être. Je savais qu'il devait être bousillé, mais après tout j'avais quand même l'espoir que ce soit pas le cas. Que pour une fois j'ai de la chance, pour changer de d'habitude. Mon regard se plongea dans le sien. J'avais inventé un piètre mensonge sur la vraie cause du fait que je ne puisse pas récupérer le livre. Peut-être ne me croirait-il pas. Mais je doutais fortement qu'il ose me demander si mon excuse était juste ou non.
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Khasan M. Kashtanjev
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MessageSujet: Re: « They lived happily ever after » PV   « They lived happily ever after » PV EmptyJeu 27 Aoû - 23:38

    Indécis, le tchétchène observa la silhouette de la jeune femme assise au bord de l’eau. Il l’avait vu tendre le bras vers la surface ondulée du lac sans pourtant voir ce qu’elle tentait d’atteindre de là où il se trouvait. Peut-être cherchait-elle juste à voir jusqu’où elle pouvait aller sans tomber… C’était un jeu stupide mais sait-on jamais. Les gens normaux, les gens qui n’étaient pas comme lui, savaient pour la plupart nager et aimaient ça.
    En tout cas lui, il n’aimait pas la voir prendre de tels risques. Khasan ne pouvait s’empêcher de se sentir mal à l’aise. Et si elle tombait ? Et si elle se cognait et s’assommait ? Et si elle le contraignait à plonger la secourir ? Ne se rendait-elle pas compte du danger ?
    Non, la véritable question était : en quoi tout cela le concernait-il ?
    Chassant ses pensées et ses doutes, le trentenaire tenta de faire le vide dans son esprit et d’oublier les gestes périlleux que la brunette avait eus.

    Lorsqu’elle se retourna enfin pour lui faire face, le cœur de l’homme rata quelques battements dans sa poitrine. Son souffle se coupa net et ses jambes devinrent soudainement cotonneuses, manquant de ployer sous lui.
    Elle lui ressemblait tellement.
    Les mêmes yeux amendés, la même forme de visage, les mêmes joues rebondies… même l’expression de leurs regards étaient semblables. Terne, emprunt de tristesse et pourtant brillant de l’éclat de celle qui détient un secret.
    Toutes son enfance sauta au visage de Khasan, lui étreignant le cœur, lui nouant la gorge. Les bons moments, les mauvais moments… le mauvais moment.
    Luttant contre lui-même pour ne pas se laisser submerger par l’émotion, le tchétchène baissa légèrement la tête en essayant de fuir les yeux de l’inconnue.
    Il avait encore plus envie de l’empêcher de tomber maintenant qu’il réalisait à quel point elle ressemblait à sa mère…

    La voix de la demoiselle lui parvint sans qu’il n’arrive encore à donner un sens à ses mots. Il était encore sous le choc de cette rencontre, perdu dans ses souvenirs puis dans ses raisonnements.
    Est-ce que Peter le savait ? Est-ce que c’était pour ça qu’il l’avait tiré de son lit et l’avait trainé jusqu’ici ?
    Jusqu’à un lac.
    Est-ce qu’il avait reconnue sa défunte mère en elle et lui avait demandé de venir l’attendre ici ? Est-ce que tout ceci était une mise en scène destinée à le faire souffrir un peu plus, à l’enfoncer, lui faire réaliser quel monstre il était ?
    Si c’était le cas, c’était réussi. Il avait de nouveau envie de pleurer. Non, il avait envie de fondre en larmes et de se blottir contre l’inconnu qui ressemblait trait pour trait à sa mère. Il était d’un pathétique affligeant ! Si Peter l’avait entendu penser, il l’aurait sans doute frappé. Il se serait volontiers frappé tout seul.
    Comment pouvait-on être aussi minable !?

    Une fois encore, la jeune femme s’adressa à lui, d’un ton contrarié.
    Khasan ne pu réprimer un frisson en entendant la requête de la brune. Qu’entendait-elle par « aller le chercher » ? Attendait-elle de lui qu’il aille dans l’eau ? Non, elle avait parlé de son bras trop court, il n’aurait qu’à tenter de l’attraper lui aussi et lui dire que son bras était trop court également.
    Et ils en resteraient là. Il s’excuserait poliment et le tour serait joué. Il lui aurait parlé et Peter serait content, ils pourraient s’en aller.
    Seulement il en était incapable et une part de lui le savait déjà.
    Elle ressemblait trop à Rakhima et il voulait rester auprès d’elle, la connaitre, au moins apprendre son prénom…
    Mais plus que tout, il voulait lui venir en aide. Il volait que cet air larmoyant quitte ses traits et cesse de les obscurcir.
    Il avait trop de fois vu sa mère pleurer, l’avait trop de fois vue contrariée pour supporter de voir cette jeune femme lui renvoyer cette image une minute de plus. Il voulait un sourire. Un vrai sourire. Il voulait rester auprès d’elle jusqu’à ce qu’elle lui accorde ça.

    C’est ainsi qu’il s’entendit répondre d’une voix assurée qu’il n’aurait pas cru pouvoir adopter un jour ; pas dans ces circonstances du moins. Pas alors qu’il se tenait près de l’eau. Près d’un lac. Comme ce jour-là. Cet affreux jour-là qui avait tout fait basculer et avait assombri à jamais le visage de sa mère qu’il n’avait plus jamais vu sourire.

      « S’il n’y a que ça pour vous redonner le sourire »


    Et sans plus de cérémonie, sans réaliser qu’il avait tellement serré les poings sous l’émotion qu’il avait entaillées ses paumes, il commença à déboutonner sa chemisette noire. Il l’ôta dans des gestes quelques peu maladroit, son cœur cognant dans sa poitrine.
    Khasan se sentait comme hors du temps, hors de son corps. Son esprit était maintenant complètement vide. Tout ce à quoi il pouvait penser, c’était à l’inconnue et à ce sourire qu’il désirait plus que tout. Le reste avait disparu. Le décor, Peter, ses menaces, sa peur de l’eau
    (de celui qui l’attendait dans l’eau)
    , les blessures qui couvraient ce corps frêle et méprisable qu’il maudissait et qu’il exposait à la jeune femme.
    Il s’attaqua ensuite à ses chaussures, s’essayant sur le ponton pour les ôter et s’attaquer à ses chaussettes.
    Et pendant qu’il s’attaquer à sa deuxième jambe, il reprit la parole de ce ton badin mais non dénué d’accent qu’il avait utilisé précédemment.

      « Et c’est un livre de quoi au juste ? »


    Il n’avait pas relevée sa remarque sur l’état qu’aurait le livre quand il le sortirait de l’eau. Il ne pouvait pas penser à l’eau de toute manière…
    Mais il y avait peu de chance qu’elle puisse à nouveau le feuilleter comme avant.
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MessageSujet: Re: « They lived happily ever after » PV   « They lived happily ever after » PV EmptyVen 28 Aoû - 10:55

    Souplement je me levai, histoire d'être à sa hauteur et de ne pas être obligée de lever tout le temps la tête. La galère si en plus de tous mes problèmes j'avais un torticolis ou un truc du genre. Vu qu'en plus je soupçonnais Dieu de m'en vouloir particulièrement, j'avais l'intuition que cela pouvait m'arriver. La poisse, ça s'attrape, et après ça nous lâche pas. Comme un chewing-gum sous le pied d'un passant. En fait, la poisse, c'est comme la classe : tu l'as, ou tu l'as pas. J'avais la poisse, mais pas la classe. A croire qu'on pouvait avoir que l"un des deux. Pourquoi je ne l'avais pas ? Parce qu'en étant pas matérialiste je n'accordais pas d'importance aux vêtements ultra chic et aussi ultra cher. J'avais beau avoir hérité de mes parents, cela ne m'empêchait pas d'aller dans des petites boutiques qui faisaient souvent des soldes. Et puis, du moment que ça me plaisait, j'achetais. C'était aussi simple que ça. En partant comme une voleuse - Ou plutôt tueuse - Las Vegas, je n'avais pris que le stricte minimum. Un nécessaire de toilette, la plupart de mes vêtements et surtout mes livres préférés, pour pouvoir les relire encore et encore. J'eus une pensée pour ce William Fuller, l'homme que j'avais tué dans mon appartement. L'avait-on retrouvé ? La police était-elle sur mes talons ? Et si ils me retrouvaient ici ? Je secouai la tête, chassant ces idées. C'était pas vraiment l'endroit et le moment pour penser à cela. Autant profiter - Si c'était le cas - des derniers moments qu'il me restait à vivre en liberté.

      Khasan ▬ S’il n’y a que ça pour vous redonner le sourire.


    J'en restais bouche bée. Quoi, il le faisait vraiment ? Pour me faire sourire en plus ? Je... Je ne comprenais pas. Pourquoi cet homme voulait que je sois heureuse ? Je ne le connaissais pas, et j'étais sûr de ne jamais l'avoir vu. Un visage comme ça, aussi partagé, aussi... Souffrant ? Ça ne s'oubliait pas. Je ne répondis pas à ses paroles. Que dire face à ça ? Je ne pouvais pas lui dire que ce serait le cas, sinon il aurait peut-être renoncé à aller récupérer le livre. Je le fixais, ne sachant plus trop comment me comporter. « Pour vous redonner le sourire ». Et bien... Si il voulait que je lui sourie, je le ferais. Il ne fallait pas s'attendre à un sourire de jeune fille au septième ciel complètement comblée, mais simplement d'un sourire quelque peu forcée qui essai de se montrer remerciant. Alors qu'il déviait son regard j'essayais de sourire, de faire marcher mes zygomatiques. Le résultat devait être quelque peu hilarant, pitoyable. Ça devaient être rouillés tout ça. J'essayais de me rappeler la dernière fois que j'avais souri... Longtemps. Très longtemps.

    Je sortis de mes pensées pour reporter mon attention sur l'homme. Je remarquai qu'il était en train de se déshabiller. Je fronçais les sourcils, dubitative. Il faisait quoi, là ? Pourquoi il avait résolu de se déshabiller alors qu'il suffisait simplement de tendre le bras ? Je... Il comptait vraiment aller dans l'eau ? Hmm... Non. A mon avis il devait bien y avoir une autre raison, du genre « En fait je ne veux pas salir ma chemise, vous comprenez, elle vient d'un créateur réputé ». J'observais la chemise en question en silence. Elle n'avait pourtant rien de spécial... Je remarquai des traces de coup sur le corps de l'homme. Je mordais ma lèvre inférieur. Qu'avait-il eu pour être ainsi marqué ? S'était-il bagarré ? Sans sa chemise il paraissait moins musclé que je n'avais pu l'imaginer, mais je gardai ça pour moi. Il était déjà gentil de me repêcher mon livre, j'allais pas lui dire tout ses défauts dans sa figure. Même si dans d'autre circonstance je l'aurais fait, là il n'y avait plus aucune trace de provocation en moi. J'étais... Compatissante ? Je pinçai mes lèvres. Se pouvait-il que ce genre de sentiment existe en moi ?

      Khasan ▬ Et c’est un livre de quoi au juste ?


    Bon... Si ça c'était pas parler « De la pluie et du beau temps », je sais pas trop ce que c'était. De la curiosité ? Mouais, aussi. Je me demandai pourquoi cet homme me posait cette question. Qu'est-ce que ça allait changer si c'était un livre pour enfant ou une saga mondialement connue ? La taille, le nombre de pages, et donc le poids. Quoi, il comptait essayer de trouver grâce à des calculs mathématiques dans combien de temps le livre allait couler et son angle d'immersion ? J'en doutais fortement. Non, je crois que c'était par simple curiosité, peut-être en vue d'essayer de me connaitre. Ou alors c'était simplement une question qui avait traversé sa tête, comme moi j'aurais pu lui demander « Pourquoi vous êtes ici à une heure aussi matinale ? ». Sauf que moi je m'étais tûte. Mon regard chercha celui du jeune homme, et je remarquai qu'il me fuyait. Ou alors cela pouvait tout aussi bien être un hasard.

      Lou ▬ C'est... Un thriller. Des meurtres où les victimes représentent des personnages de contes pour enfants. Comme le petit Chaperon Rouge, Peau d'Âne, le Petit Poucet, la Belle au Bois Dormant...


    L'homme continuait de se déshabiller. Après avoir laissé la chemise choir sur le ponton, il s'attaquait à ses chaussures. Je le regardais faire, prise au dépourvu. Il allait vraiment plonger dans l'eau pour aller le chercher ? Mais... Il avait pas peur ? J'étais anxieuse, terrorisée. Et si il n'arrivait pas à remonter ? Moi j'étais incapable de le hisser toute seule, et en plus avec ma peau de l'eau il était impossible que j'aille le chercher dans l'eau. Je... J'avais peur qu'il arrive quelque chose, j'avais comme un mauvais pressentiment. Vous me direz, en présence d'une grande surface d'eau, j'avais toujours un mauvais pressentiment. A chaque fois que j'avais été genre à la piscine, à la mer, ou à un lac, y'avait toujours eu une catastrophe. A la fin j'avais fini par fuir ces lieux, comme ça au moins j'étais en "sécurité". Oui, je sais, alors pourquoi là maintenant je suis sur un ponton près d'un lac si je les fuis, pourquoi j'ai été me foutre sur une petite île éloignée de tout. Je vous répondrai simplement que j'y ai été obligée. Pour l'arrivée sur l'île, parce que pour le lac je pouvais tout aussi bien restée à l'hôtel. En fait, j'avais été me promener dans la forêt avoisinante, et je m'étais retrouvée devant le lac, au moment du levé du soleil. Vu que je le trouvais sublime je m'étais assise et je l'avais contemplé un long moment, avant de me plonger dans la lecture du livre que j'avais pris avec moi. Et puis... Vous connaissez la suite.

    Les chaussures avaient été posées près de la chemise noire. L'inconnu entamait à présent ses chaussettes. Cela ne prit bien évidemment pas trois plombes. Il fallait être empoté pour ne pas réussir à les enlever. Sur lui ne restait à présent que son pantalon, et surement son caleçon. Je regardais autour de moi, sans trop savoir quoi faire. Je ne voulais pas qu'il aille dans l'eau, je ne voulais pas qu'il prenne le risque de se noyer et qu'il m'oblige à aller le chercher. C'était peut-être égoïste de ma part, mais face à l'eau, j'étais une vraie froussarde, perdant tous mes moyens. En même temps je voulais qu'il récupère mon livre. ne pouvait-il pas y avoir une autre solution, qui l'obligerait à rester sur le ponton et en même récupérer mon livre ? Qu'il se penche, comme moi je l'avais fait. Si je le tenais par la ceinture, il pourrait plus se pencher sans pour autant tomber à l'eau. Oui, c'était une bonne idée. Je posais ma main contre son épaule chaude, presque en sueur. Mince... Il faisait frais pourtant... On aurait dit qu'il venait de courir le marathon. Comment ça se faisait ? Subitement gênée je retirais ma main, enchainant d'une voix qui se montrait être assurée.

      Lou ▬ Vous allez vraiment aller dans l'eau ? Je veux dire... Vous pourriez simplement vous penchez, et puis... Moi je vous tiendrais, pour ne pas que vous tombiez. Comme ça vous ne seriez pas mouillé et... Plus en sécurité. Non ?


    Je le questionnai que regard. J'avais pas raison ? C'était tout bénéf', et presque sans danger. Bon, il pouvait toujours tomber à l'eau, mais il pouvait aussi rester bien sagement sur le ponton avec moi. Je passai nerveusement la main dans mes cheveux, regardant autour de moi. Pourquoi il avait fallu que je fasse tomber ce livre dans l'eau, pourquoi ? Un signe du destin. Hahaha... La poisse, encore et toujours la poisse, fallait pas chercher plus loin...
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MessageSujet: Re: « They lived happily ever after » PV   « They lived happily ever after » PV EmptyVen 28 Aoû - 12:53

    Pendant qu’il s’attelait à ôter ses vêtements en vue d’un plongeon dans
    (le lac où il l’attendait sûrement pour se venger)
    la petite étendue d’eau, la jeune femme répondit à sa question. Sa voix paraissait incertaine, lointaine. Son regard était braqué sur lui, il pouvait le sentir peser des tonnes sur ses épaules. Elle avait le ton de celle qui ne réalise pas ce qui se trame sous ses yeux. Elle ressemblait encore plus à sa mère maintenant. Vulnérable, ailleurs, préoccupée.
    Essayant de chasser les images qui lui revenaient par vagues douloureuses, Khasan acquiesça à la réponse de la brunette qui, elle aussi, avait apporté son lot de souvenirs.
    Quand il était petit et qu’il tardait à trouver le sommeil, son frère lui racontait parfois ce genre d’histoires ; des contes qu’il appelait ça. Il lui avait ainsi narré comment la petite fille en rouge s’était faite violée puis dévorer les entrailles encore vivante par un loup enragé ; comment le prince et sa compagne s’étaient fait démembrer par une bande de requin après la mort d’Ariel. Et lui il y a avait cru. Il avait mouillé son lit presque à chaque fois après coup et s’était fait battre, évidemment.
    Mais il n’en avait jamais voulu à Khuseyn de lui avoir raconté tout ça, parce qu’il avait fait l’effort de lui tenir compagnie, avait inventé toutes ces histoires rien que pour lui, parce qu’il l’avait autorisé à venir se glisser dans ses draps le temps de parler et qu’il le laissait se blottir contre lui. Il se sentait protéger dans ses bras.
    Le tchétchène n’avait découvert les véritables versions que longtemps après la mort de son jumeau. Ce jour-là il avait pleuré longtemps. Il s’était senti trahi, abusé. Il avait toujours pensé que Khuseyn était un géni, avait envié son imagination et bu chacune de ses paroles. Mais son frère n’avait rien inventé. Il s’était contenté de transformer des histoires pour le terroriser, le faire mouiller son lit et le voir se faire battre. Parce que c’était ce qu’il avait toujours fait.

    Mettant de côtés ses déceptions et chassant tant bien que mal ses pénibles souvenirs, Khasan déposa sa dernière chaussette près du reste de ses vêtements. Une partie de lui ne comprenait pas ce qu’il était en train de faire. Pourquoi se déshabillait-il de cette manière ? Devant une fille en plus ! C’était sale, indigne, ça ne se faisait pas !
    Mais l’autre, plus forte et assurée, lui rappelait que ces choses là se faisaient, que beaucoup d’homme se déshabillait de cette manière pour venir en aide aux jeunes filles qui avaient laissés tomber quelque chose à l’eau. Ces mecs là étaient certes plus musclés et moins pâles que lui, mais ce n’était qu’un détail ; c’était l’allure qu’on se donnait qui comptait.
    Mais Khasan n’était pas certain d’avoir la moindre allure… il se sentait petit, dégoutant et minable.
    Juste avant que le doute ne prenne trop de place dans son esprit vide, la voix pleine d’assurance reprenait : elle se fiche de ce que tu es, tout ce qu’elle verra, c’est un homme qui plonge récupérer son précieux livre. Tu as vu l’étincelle dans ses yeux quand tu as montré que tu allais le lui récupérer ? Tu imagines le sourire qu’elle va te faire ? Et il sera rien que pour toi… tu pourras baiser avec ou te le coller au cul, p’tit rat ! AH ! T’aimerait ça hein ? Être son héro… ça te plairait l’ahurit ?
    C’était la voix de Peter, évidemment...
    Et il avait raison, comme toujours. Bien sûr qu’il aimerait être son héro ! Il allait plonger dans l’eau et récupérer ce maudit livre pour elle !
    Un frisson glacé le parcourut malgré lui à cette pensée. L’eau.

    Une main posée sur son épaule l’arracha violemment à ses réflexions. Il avait eu une de ses « absences ». Ça lui arrivait souvent et il détestait reprendre pied à la réalité. Il se sentait perdu après, déphasé.
    Avec lenteur, il dévisagea la jeune femme longuement, les yeux ronds et brillants. Khasan l’écouta sans vraiment réussir à comprendre le sens de ses mots. Elle parlait vite et dans une langue qui n’était pas la sienne. Mais c’était surtout qu’il n’arrivait pas à se concentrer assez.
    Qu’est-ce qu’il était en train de faire ? Prévoyait-il réellement d’aller dans l’eau ? Se pencher ne serait pas plus simple ? Mais s’il tombait la tête la première ? S’il tombait il paniquerait, c’était certain. Elle avait parlé de le retenir par sa ceinture pour l’empêcher de chuter, peut-être que c’était la solution.
    Seulement il ne pouvait pas reculer maintenant. Pas après s’être dévêtu devant elle de cette manière.
    Pourquoi l’avait-il fait ?

      « Pour devenir son héro, crétin ! Pour une fois que t’utilises ta queue plutôt que la cacahuète entre tes oreilles pour agir... tu vas pas renoncer maintenant ! Elle se fouterait de toi et elle aurait bien raison ! »


    C’était la voix de Peter à nouveau, dans sa tête. Il ne trouva pas cela étrange le moins du monde, c’était quelque chose de normal, il avait pris l’habitude.
    Pourtant, il avait l’impression que son interlocutrice était aussi anxieuse que lui à l’idée de le voir plonger… mais c’était peut-être simplement parce qu’elle craignait pour son livre. Après tout, elle ne le connaissait pas, pourquoi s’inquièterait-elle pour lui ?
    Et soudain, la petite voix inquiète intervint encore, d’une voix pourtant calme.
    Peut-être qu’ils s’étaient mis d’accord… Peut-être que Peter avait tout prévu et que, lorsque tu te pencheras un peu, elle te lâchera. Pire, te poussera. Et elle te maintiendra la tête sous l’eau.

    Comme il l’avait fait avec Khuseyn.

    La mâchoire de Khasan se crispa et son regard se durci. Il ne les laisserait pas faire tous les deux. Il allait entrer dans l’eau de la manière qu’il l’entendait.
    Le trentenaire jeta un regard par-dessus son épaule pour apercevoir Peter à bonne distance, appuyé nonchalamment au tronc d’un arbre, une cigarette aux lèvres. Il arborait cette expression amusée et moqueuse coutumière, et lui adressa un signe de la main.
    Le tchétchène ne le lui rendit pas et se contenta de se retourner vers la brune qui attendait sa réponse.

      « J’en ai pour une minute »
      « Ça s’est mon homme ! » Scanda Peter derrière lui


    Sans se laisser le temps de réfléchir, Khasan se tourna vers le bout du ponton et s’assit au bord. Il fallait qu’il agisse vite, qu’il saute avant d’être poussé. La fille était dans son dos. Il imaginait son visage si familier se fendre d’un rictus mauvais pendant qu’elle s’approcherait comme une harpie pour le pousser. Le pousser dans les bras de Khuseyn qui l’étreindrait pour l’attirer au fond.
    Fermant les yeux, son cœur cognant douloureusement dans sa poitrine, il donna une impulsion avec ses mains et se laissa basculer dans l’eau.

    Ses yeux s’ouvrir brusquement lorsque son corps fut totalement immergé. L’eau fraiche sur son corps tremblant lui coupa le souffle, comme un étau enserrant sa poitrine dans laquelle son cœur avait manqué quelques battements.
    Qu’est-ce qu’il avait fait ? Pourquoi était-il là ? Un livre. Une fille. Un héro. Ridicule. Il n’était pas un héro, il était à peine le fidèle écuyer, bon à ramasser la merde du destrier. Qu’est-ce qui lui avait prit !?
    Il finit par perdre le court de ses réflexions et tout se brouilla dans son esprit vide. Les yeux écarquillés de stupeur, Khasan atteignit le fond du lac sans vraiment le sentir. Immobile, n’osant plus bouger un muscle, l’esprit embrumé, il laissa s’égrener les secondes, incapable du moindre mouvement, de la moindre pensée cohérente.
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Lou E. Anderson
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MessageSujet: Re: « They lived happily ever after » PV   « They lived happily ever after » PV EmptyVen 28 Aoû - 15:26

    L'homme semblait me regarder sans vraiment comprendre le sens de mes paroles. Il me regardait avec un air surpris et intrigué. Faut dire qu'il avait un accent très prononcé venant de je ne sais où. C'était pas un Américain pure souche, ou alors il avait été beaucoup un long moment dans un pays étranger. Lequel ? Aucune idée, j'étais pas spécialiste dans les différents accents de langage. Il me dévisagea longuement, et je soutins son regard. Quoi ? C'était quoi son problème à lui ? J'avais quelque chose sur le visage, ou un truc dans le genre ? Je finis par dévier le regard, soudainement gênée. Qu'est-ce qu'il prévoyait de faire, nom de Dieu !? Il allait pas se jeter dans l'eau. Je me doutais qu'il savait nager, sinon il aurait pas pris le risque de se déshabiller pour plonger. Mais... Mais moi je ne voulais pas. Je ne voulais pas qu'il se noie, pas... Encore avoir un meurtre sur la conscience ? De plus, ce coup ci, la "Voix" qui parlait en moi n'y était strictement pour rien. Elle ne prenait pas possession de mon corps, et c'était moi, Lou, la vraie, qui parlait, qui était la maitresse de mes actes et de mes mouvements. Et jusque là j'avais la brulante sensation que j'allais envoyer délibérément cet homme vers la mort. Je passai ma main sur mon visage, me cachant les yeux. Non, non. Tout allait bien se passer. Il allait m'écouter, et il mettrait pas un cheveux dans l'eau. J'étais parano, fallait pas que je voie le mal partout. D'accord, j'avais la poisse mais... Pas lui.

    Quelque fois je jetai un regard vers le jeune homme. Enfin jeune, c'était un bien grand mot, vu que je pensais qu'il devait avoir dans les trente ans plus ou moins. Vêtu comme il l'était précédemment je lui en aurais donné plus, mais une fois qu'il avait eu le torse dégagé, je lui en avais donné moins. Il était si frêle, si pale, si... marqué. Une nouvelle fois je me demandai ce qu'il pouvait bien avoir fait pour avoir de tels marques. L'homme se retourna soudainement, regardant derrière lui. Je pus lire dans ses yeux et sur son expression faciale un profond doute et une certaine incertitude. Je me souvins de sa peau brulante. Il avait... Peur !? Mes yeux s'agrandirent, mon souffle se coupa. Si il avait si peur de... l'eau, ou bien de moi ? Pourquoi me rendait-il service, pourquoi voulait-il plonger ? Je regardai mon livre, qui flottait toujours. Non, c'était vraiment pas une bonne idée, après réflexion. L'homme n'avait toujours pas répondu à ma proposition, peut-être pesait-il le pour et le contre. Pour moi le pour l'emportait largement... Mais peut-être que pour lui c'était tout différent ? Chacun avait sa propre vision du monde... Quoi que sur ce coup, je crois que tout le monde serait d'accord avec moi. Il avait une peur certaine de l'eau, je le sentais bien, tout comme moi. Pourquoi alors y aller, pourquoi se jeter dans la gueule du loup ? C'était... incompréhensible. Mais bon, peut-être, en somme, n'y avait-il rien à comprendre. Il suivait ses instincts. Il fallait que j'insiste, car une fois dans l'eau, s'il lui arrivait quelque chose, je ne serais d'aucun secours. Aucun.

      Khasan ▬ J’en ai pour une minute


    Quoi ? Ça voulait dire quoi, ça ? Il ne me répondait pas positivement, il ne me répondait pas qu'il acceptait, il ne se mettait pas debout et n'attendait pas que je le tienne par la ceinture, comme je le lui avais proposé. A vrai dire il ne faisait rien de ce que je lui avait proposé. Sans un regard, il se leva, regardant le bord de l'eau, ayant une demie seconde d'hésitation. Non... Il allait pas sauter ? Il allait pas faire ça ! Merde ! Fallait que je fasse quelque chose. Je lui attrapa le bras au moment où il s'apprêtait à sauter.

      Lou ▬ Nooon !


    Ma voix se fit paniquée, forte, rendue aigüe sous le coup de la surprise et de l'angoisse. Au moment où je criais il sauta. Je fis un pas en avant, toujours accroché à son bras, puis, me rendant bien compte que si je restais accroché à lui ainsi j'allais tomber à mon tour, je lâchai prise. Il y eut un "Plouf", des gerbes d'eau sortir du lac pour venir éclabousser ma robe blanche - Et la rendant transparente, mais sur le coup, on s'en fou - et le ponton. Il y eut pas mal de remous, et je regardai le lac avec nervosité. Pourquoi il remontait pas ? Il savait pas nager ? Je m'accroupis sur le bord, mes mains tenants le bord du ponton. Mon regard était plongé dans l'eau trouble du lac, essayant de distinguer les formes et les couleurs. Mais à cause de la mousse dût aux remous je me vis rien. Où était-il ? Je remarquai que mon livre n'était plus à la surface. Je supposai qu'avec tout ce remue-ménage il avait fini par couler, à la manière du Titanic, ou un truc du style. Tout cela pour rien... Rageuse, je tapais du poing le ponton en bois, fermant les yeux pour retenir mes larmes. Qu'est-ce qu'il foutait sous l'eau, bordel ? Et moi qui savait pas nager. Pourquoi j'avais pas appris ? Raa... Merde. Fait chier. J'suis maudite, c'est décider. J'ai plus qu'à me dénoncer à la police, et à partir pour l'hôpital psychiatrique. Si même en étant moi-même, totalement, je tue des gens...

    Voilà bien une bonne minute que rien au fond n'avait bougé. Soit l'homme s'était volatilisé en nageant sous l'eau et ainsi je ne l'avais vu remonté, soit il gisait toujours au fond. Sans que je puisse faire quoi que ce soit. J'étais là, assise sur les genoux et les mains sur le bord du ponton à contempler le fond, là où l'inconnu avait sauté, et plus jamais remonté. Je me sentais mal, j'étais frustrée. Frustrée qu'il ne m'est pas écouté et qu'il est décidé de plonger, et frustrée de ne pas avoir le courage nécessaire pour plonger à mon tour et par je ne sais quelle miracle arriver à le remonter à la surface. J'avais peur, j'étais paralysée. Mon regard noisette était porté vers le fond, et je n'arrivais pas à le détacher. Mon rythme cardiaque s'était emballée depuis longtemps déjà, et une goutte de sueur perla au creux de mon cou. Il fallait que je plonge, mais... Je pouvais pas. C'était comme si j'étais la complice de la mort, comme si je faisais tout pour que cet homme meurt. Je pouvais le sauver, ou du moins essayer. Mais je le faisais pas. Pourquoi, pourquoi j'avais peur de l'eau ? Pourquoi j'arrivais pas à trouver le courage de surmonter cette peur ? Il suffisait que je nage comme les chiens, que je batte des pieds et des bras. C'était pas bien compliqué. Pourquoi j'essayais pas alors ? La peur. Aussi simple que ça. C'est elle qui bloquait mes actes, qui m'empêchait de réfléchir, d'aligner deux pensées correctement. J'étais donc vouée à attendre, puis à m'en vouloir. Comment la police réagirait lorsque je leur dirais que je viens de voir l'homme se noyer et que je n'ai pas réagi ? Ils croiront à un meurtre, prémédité en plus... La poisse. Et dire que cet homme, je le connaissais même pas...
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MessageSujet: Re: « They lived happily ever after » PV   « They lived happily ever after » PV EmptyVen 28 Aoû - 17:18

    Baladé par les remous, Khasan gardait les yeux obstinément ouverts dans l’eau, n’y voyant rien, ne pensant à rien. Ou peut-être pensait-il à trop de chose en même temps pour réaliser que son cerveau fonctionnait encore. Les secondes s’écoulèrent ainsi sans que le trentenaire n’en ait réellement conscience.
    Il était juste là, en train d’exister, au milieu d’une eau trouble.
    Il n’était plus tendu et ne se contractait plus comme ça avait été le cas lorsque son corps était entré en contact avec l’eau froide. Il n’avait plus peur, que du contraire. Les battements de son cœur avaient finit par se ralentir pour retrouver un rythme à peu près régulier. Evidemment, il ne respirait pas, mais si ça avait été le cas, son souffle aurait été régulier.
    Le tchétchène était bien. Sa peur s’estompait peu à peu, quittant son être et se noyant dans l’étendue liquide, comme si celle-ci l’en lavait.

    Et soudain, Khasan se souvint.
    Il avait toujours aimé l’eau. Petit déjà, alors que Khuseyn hurlait et se tordait dans tous les sens pour éviter la case salle de bain, lui était déjà nu comme un ver, attendant qu’on l’autorise à se doucher. C’était d’ailleurs le seul moment où c’était à lui de rassurer son frère et où il était celui qui savait.
    Il lui disait qu’il n’avait rien à craindre de l’eau, que la sensation de flottement qu’on éprouvait en elle était la plus merveilleuse du monde, que c’était comme voler, laisser son corps derrière soit et ne faire plus qu’un avec l’élément. C’était de la magie.
    Khuseyn avait finit par aimer l’eau autant que lui.
    Puis il y avait eue cette journée où tout avait basculé et où les vieilles frayeurs de son jumeau étaient sournoisement remontées à la surface pour l’engloutir et le faire disparaitre à jamais. A cause de lui. L’eau l’avait aidé à se débarrasser de son frère.
    Depuis, il n’avait plus osé s’en approcher. Parce que rien n’était gratuit. L’eau l’avait aidée et elle attendait remboursement. Il n’était pas certain d’avoir de quoi payer sa dette...
    Et si jamais son frère avait trouvé un moyen de convaincre l’eau de le prendre à son tour ? Si, comme dans ces vieilles histoires de fantôme que Khuseyn adorait lui raconter enfant, il revenait d’entre les morts pour l’attraper ?

    Cette pensée reconnecta soudain Khasan à la réalité. Ses yeux s’agrandirent encore si c’était possible et tout l’air qu’il avait emmagasiné dans ses poumons s’échappa en une flopée de bulles qui remontèrent vers la surface ondulée.
    La tête lui tournait affreusement et ses oreilles bourdonnaient désagréablement. Ses pensées s’entrechoquèrent un instant, comme lorsqu’on se réveille après un mauvais rêve et que celui-ci continue à nous hanter, nous empêchant de vraiment assimiler ce qui nous entour.
    Une fois totalement conscient de ce qui l’entourait, Khasan, dont le sang battait à ses tempes avec violence, l’étourdissant, donna une impulsion. Son corps remonta rapidement à la surface, à quelques mètres au-dessus de lui et une fois la tête hors de l’eau, il prit une grande et profonde inspiration.
    L’air qui passa sa gorge le brûla. Il ignorait combien de temps il était resté au fond de l’eau, en état de léthargie, mais ça avait été assez long pour que l’air lui fasse plus de mal que de bien.
    Donnant des coups de pieds dans le vide, brassant l’eau pour rester à la surface, il toussa plusieurs fois avant de réussir à reprendre une respiration à peu près normale. Il passa une main dans ses cheveux bruns pour les dégager de son front et faire le point.
    Il avait encore du mal à comprendre ce qui venait de se passer ni pourquoi il était là, mais une chose était certaine : ses craintes avaient refaits surface.

    Khasan tourna son regard émeraude en direction du ponton au dessus de lui. Il commença à nager dans cette direction, ses mouvements étant un peu rouillés par le manque de pratique et la peur qui lui étreignait l’estomac et nouait sa gorge.
    Poussant un soupir d’effort, il tendit la main pour tenter d’attraper le rebord et la panique se saisit de lui un instant.
    Il n’y arriverait pas. Il n’arriverait pas à refermer sa main sur le bois et celle de Khuseyn allait se refermer sur sa cheville pour le faire disparaitre à son tour. Il pouvait presque le sentir dans son dos, qui se rapprochait, le visage verdâtre et gonflé par des années passées dans l’eau, un sourire de triomphe sur ses lèvres décharnées laissant apparaitre sa langue et ses dents de lait jaunies par le temps.
    Mais au lieu d’être emporté par un fantôme, il parvint à attraper le bord du ponton et l’agrippa fermement. Il leva son autre main et se hissa tant bien que mal.

    Il faisait maintenant face à la jeune femme brune rencontré précédemment, celle pour qui il avait plongé. L’espace d’une seconde, il s’imagina qu’il s’agissait de sa mère, revenue pour venger son fils. Il se dit qu’elle allait le repousser à l’eau. Mais non. Même si la même expression déchirée paraissait sur leur visage blême, la brune n’était pas Rakhima et ne comptait pas le pousser, au contraire.
    Elle s’approcha et l’aida à terminer de grimper sur la terre ferme.
    Khasan se laissa tomber sur le dos, les bras en croix, sa poitrine se soulevant rapidement au rythme de sa respiration. Il garda les yeux fermés un moment, attendant que les vertiges qui l’avaient saisi précédemment cessent et que les points noirs voletant dans son champ de vision s’évanouissent.
    Le souffle encore un peu court, il prit pourtant la parole après quelques secondes.

      « J’ai pas trouvé… le livre » haleta-t-il en grimaçant


    Il passa ensuite une main sur son visage et dégagea une fois encore ses cheveux de son front pour les ramener en arrière. Il essuya ses yeux de ses paumes puis soupira un bon coup pour évacuer le stresse, gonflant ses joues. Khasan rouvrit les yeux, restant allongé et fixant le ciel sans nuage de cette matinée qui s’annonçait chaude et ensoleillée.
    Il espérait que le livre de la fille ne flottait pas à la surface de l’eau, juste sous leur nez. Il passerait encore plus pour un idiot. Il était resté longtemps sous l’eau et pourrait faire croire qu’il avait passé son temps à chercher le recueil au lieu de
    (songer aux fantômes du lac)
    rêvasser.
    L’important était d’essayer de toute manière, non ? Il avait essayé de lui ramener le bouquin, c’était tout ce qui comptait au fond. Elle lui serait reconnaissante quand même… non ?
    Mais il ne le méritait pas, il n’avait fait que manquer de se noyer comme un parfait idiot qu’il était. Il avait vraiment été nul. Nul à en mourir. Comme toujours.
    L’envie de pleurer le submergea encore, toute sa belle assurance maintenant envolée.

      « Désolé » murmura-t-il lamentablement


    Il se redressa sur ses coudes, n’osant plus croiser le visage de l’inconnu.
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Lou E. Anderson
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MessageSujet: Re: « They lived happily ever after » PV   « They lived happily ever after » PV EmptyVen 28 Aoû - 18:45

    Je me surpris à me ronger les ongles. Depuis combien de temps ne l'avais-je pas fait ? Depuis la mort de mes parents. Enfin... J'avais commencé à les ronger lorsque j'avais appris leur décès de mes parents, et que j'étais au foyer, ne sachant pas ce qu'ils allaient faire de moi. J'étais anxieuse, et pour une petite fille comme j'étais il y avait de quoi. J'avais lu le livre Anastasia et je me souvenais qu'elle avait vécut toute son enfance dans un orphelinat où il y avait des gens méchants. J'avais peur de vivre la même chose. J'avais peur de l'avenir. Après, lorsque l'on m'avait "adopté", j'avais arrêté, aussi subitement que j'avais commencé. Cela faisait... dix ans. Oui, 1990, c'était cette année que mes parents étaient morts. Je me souviendrais toujours de cette soirée, lorsque les deux agents policiers étaient venues frappés à ma porte.

    F.LASH B.ACK


      Policier ▬ Tu es bien Lou Anderson ?
      Lou ▬ Oui, pourquoi ?


    Il y eut un long silence, où le policier fuyait mon regard. J'avais beau avoir 9 ans, je n'étais pas née non plus de la dernière pluie. Mes parents étaient partis pour leur travail il y a une petite heure, et ils ne rentreraient qu'au petit matin. J'étais habituée à cela, et je n'attendais pas de visite aussi tardive. Il était 22h40, et on était le 21 juin 1989. Mon regard était posé sur le policier, bien que quelque fois je regarde son coéquipier. Alors que je m'apprêtai à leur dire que je n'avais pas le droit d'ouvrir aux inconnus et que si ils n'avaient rien à dire ils devaient partir, le premier policier reprit la parole, prenant une longue bouffée d'oxygène, comme pour se donner du courage.

      Policier ▬ Alors que tes parents se rendaient en voiture à leur lieu de travail, une voiture conduit par un homme ivre a grillé un feu rouge et a percuté la voiture de tes parents. Le choc a été brutal. Lou, tes parents n'ont pas survécu à cet accident, toutes nos condoléances.


    Grand moment de stupéfaction. J'hésitai entre en rire ou en pleurer. Mes parents, morts ? C'était impossible. Mes parents n'avaient même pas encore passé la barre des 40 ans ! Ils étaient jeunes, en pleine santé, et ils s'aimaient. Ils m'aimaient aussi, tout comme je les aimais. Je n'avais jamais été à l'école, prenant des cours par correspondance. Je n'avais pas d'autre famille, pas d'amis. Que ferais-je sans eux ?

      Policier ▬ Lou, Lou écoutes moi. Une dame est venue pour te chercher, Madame Cartson, pour t'emmener dans un foyer, en attendant que la situation s'arrange.


    F.IN D.U F.LASH B.ACK


    Rien que de me souvenir de cette soirée m'emplit d'une infinie tristesse. Ils avaient été tués par un homme ivre, qui avait, lui, survécu, sans une égratignure. Si ça c'était pas de l'injustice. J'avais appris à faire le deuil de mes parents, à chasser cette rage qui m'avait envahit à chaque fois que je repensais au tueur. J'avais fini par laisser cette étape de ma vie derrière moi. Oublier pour ne plus souffrir. J'avais déjà tellement de problèmes. Les familles chez qui j'étais et chez qui je me sentais si mal, la voix qui me chuchotais des choses horribles... Lorsque j'avais été majeure, j'avais quitté le foyer pour aller m'installer avec l'héritage de mes parents à Las Vegas, là où j'étais née et là où j'avais vécu avant toutes ces histoires. Et voilà qu'un soir un homme se présente à ma porte comme étant le tueur de mes parents, et tous mes problèmes refirent surface. C'était lui le tueur... Le Monstre qui était en moi s'était réveillé et était sorti de sa cage. Sous ses gestes et ses pulsions j'avais tué cet homme. Le second meurtre que je commettais - le chat ne comptant pas, si ? -. Une fois redevenu moi-même j'avais pris peur, et j'étais partie pour cette île. Partir pour me faire oublier... Partir pour me contrôler... Partir pour ne plus tuer. Et voilà que cet homme venait de se noyer. Mon troisième meurtre ? Même si je ne l'avais poussé, je l'avais incité à le faire, ce qui revenait à pareil. Qu'allais-je devenir maintenant ?

    Alors que l'espoir avait fini par quitter mon âme, je remarquai des bulles qui remontaient à la surface. Je fronçai les sourcils. L'inconnu venait de lâcher les dernières bulles d'oxygènes qu'il avait en lui. Cela voulait que de un il était en vie, de deux si il voulait rester en vie il devait remonter, et de trois si il ne voulait pas sa fin était proche. Je serais tellement fort le rebord du ponton que mes articulations blanchirent. Remontes, bordel. Tu vas pas crevez comme un con au fond de l'eau. Bats des pieds si tu tiens à la vie. Pitié... J'veux pas être accusée d'un meurtre que j'ai pas commis. Il ne se fit pas prier, et c'est comme si il répondit à mes appels silencieux. je vis une masse trouble se rapprocher de la surface, pour enfin arriver à l'air libre. Il y eut une nouvelle gerbe d'eau, qui m'éclaboussa le visage et les cheveux. Mais je m'en foutais bien de cette eau, car en même temps j'avais entendu la respiration de l'inconnu. Il voulait vivre ! Il paraissait complètement perdu et au bord de l'asphyxie, mais il était vivant. Ouff... Il nous remarqua - moi et le ponton - et nagea dans notre direction. Je le laissais venir, évitant de me pencher pour tomber dans l'eau à mon tour. Assez de frayeurs pour aujourd'hui, par pitié... Soudainement il nagea plus vite, comme si il avait peur d'être rattrapé par quelque chose, genre un requin. Mais y'a pas de requin dans un lac !? Heu... Non non. Y'a pas de requin dans un lac. Juste des poissons, idéal pour pêcher, mais pas pour se faire croquer. Il avait peur de quoi alors ?

    Je repoussai cette question à plus tard. Mieux valait agir dans de telles situations plutôt que de rester dans son coin à essayer de répondre à une question dont on ne pourra faire que des hypothèses. Il s'était hissé du mieux qu'il pouvait, mais je voyais bien qu'exténué comme il était il n'irait pas plus loin. Je m'approchai de lui et l'attraper par sa ceinture pour le hisser comme je le pouvais. Le résultat n'était pas grandiose, mais bon, je ne m'attendais pas à le hisser avec aisance avec le peu de force que j'avais dans les bras. Avec nos deux forces accumulées, nous arrivâmes tous les deux sur le milieu du ponton. Il était trempé, mais il était en vie. Il roula sur le côté pour se mettre sur le dos. Il respirait bruyamment, et il avait les yeux clos. Devais-je faire du bouche à bouche ? J'inclinai légèrement la tête, ne sachant pas trop. Je croyais que non, vu qu'il respirait, mais... J'avais quand même un petit doute, dû à mon angoisse et à mon stress. Je rampai jusqu'à m'asseoir à côté de lui, le regardant simplement. Je n'osais pas le toucher, même si j'aurais bien aimé, rien que pour m'assurer qu'il n'est rien, rien que pour m'assurer qu'il était à côté de moi, et que ce n'était pas une hallucination. Qu'il remonte maintenant était un miracle. Pourquoi avait-il attendu aussi longtemps ? Que faisait-il sous l'eau ? Il observait les poissons, les algues ? Un excès de colère me prit. Une envie de le frapper, de lui crier dessus, de lui faire regretter la peur et l'angoisse que j'avais vécu, toute seule sur le ponton, à observer désespérément le fond en priant pour qu'il remonte. « Frappes ma douce. Fais lui regretter son geste, son insouciance. T'as failli mourir de peur, t'as failli aller le chercher dans l'eau. Tu te serais même sûrement noyer. Frappes le pour qu'il comprenne, frappes le pour qu'il regrette, frappes le pour qu'il se souvienne. » Cette voix qui revenait toujours lorsque j'étais en colère, cette voix que la colère et le sang alimentait, cette voix qui m'avait poussé aux meurtres à trois reprises...

      Khasan ▬ J’ai pas trouvé… le livre.


    Ma main qui s'apprêtait à s'abattre sur son visage se stoppa au niveau de ma tête. Je la ramenai près de mon corps. Je me sentis coupable d'avoir ressenti une telle colère. La voix en moi poussa un grognement revanchard, mais en bon chien elle rentra dans sa niche. Rentré pour en ressortir à mon prochaine excès de colère... Mon regard se posa vers l'homme, qui souffrait, c'était visible. Il tremblait, et je me demandai si il n'avait pas froid. Je passai la main dans mes cheveux, enlevant par la même occasion l'eau qui coulait sur mon visage. Il était sain et sauf, et c'était le principal, le livre, on s'en foutait pas mal.

      Khasan ▬ Désolé.


    J'émis un rire soulagée, suivit d'un petit sourire. J'étais tellement angoissée... Rire me permit de tout évacuer, une bonne fois pour toute. Depuis combien de temps n'avais-je pas ri ? Longtemps... Très longtemps. J'inclinai mon regard vers le ciel, remerciant Dieu de l'avoir épargné, de me l'avoir rendu. Pour une fois que mes prières étaient écoutées. Peut-être était-ce le moment d'une ère nouvelle ? La chance tourne... Peut-être était-ce à mon tour d'être heureuse ? Après toutes ces années, je pense que je l'avais mérité. Mon intention se posa lorsque l'homme poussa une légère plainte. Il se sentait tellement mal, et en plus il faisait une fixation sur le livre. Il ne comprenait donc pas qu'il venait de passer à deux doigts du trépas ?

      Lou ▬ Il a coulé en même temps que vous. Mais ce n'est pas grave, j'en rachèterais un autre... Je préfère vous voir en vie.


    Mon sourire s'élargit un moment. Je le regardai fixement, essayant de trouver la raison du pourquoi il s'était jeté dans le lac et qu'il s'était laissé coulé comme une ancre. Il ne savait donc pas nagé ? J'en doutais... Après tout je l'avais vu revenir vers le ponton en nageant. Bon, sa brasse n'était pas la plus belle et la plus efficace, mais cela prouvait qu'il avait appris, ce qui était mieux que rien. Vu que je ne trouvais pas de réponses potables, je me décidai de directement lui poser la question.

      Lou ▬ Pourquoi n'êtes vous pas remonté tout de suite ? Pourquoi avoir attendu d'être aux frontières de la mort ?


    Tout en parlant j'allai chercher ses vêtements un peu plus loin... Enfin, sa chemise, ses chaussettes et ses chaussures. Je les posai à côté de lui. Il grelottait de froid, il fallait qu'il se couvre. Dommage que je n'ai pas pensé à prendre une serviette de bain, ça lui aurait été drôlement utile... Enfin bon, le soleil était de la partie, il aurait vite fait de sécher.

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MessageSujet: Re: « They lived happily ever after » PV   « They lived happily ever after » PV EmptyVen 28 Aoû - 22:34

    Essoufflé et accablé par sa propre bêtise, Khasan renifla bruyamment, la mince basse. Ses mains reposant maintenant sur ses cuisses moulées par son slim noir et l’eau qui l’avait détrempé, il recommença à triturer ses doigts nerveusement.
    Il se sentait stupide, honteux. Il avait fait tout un cinéma et roulé des mécaniques pour aller rechercher le livre de la jolie fille près de lui et tout ça pour quoi ? Un sourire. Un sourire qu’il n’obtiendrait même pas puisqu’il n’avait pas été fichu de rapporter un maudit bouquin ! Il était pourtant à portée de sa main, il en était certain ! Si il avait pensé à ça plutôt qu’à préserver sa pauvre carcasse décharné, il aurait pu le lui ramener. Et s’il était mort en le faisant, au moins, ça aurait été en héro.
    Héro mon cul.
    Tout ça c’était du vent, une illusion. Aussi friable que l’eau dans laquelle il se trouvait quelques instants plus tôt. On ne devenait pas le sauveur d’une jolie fille parce qu’on mourrait bêtement en récupérant trois pauvres morceaux de papiers dégoulinants et illisibles ! A quoi s’était-il attendu ? Pourquoi avait-il voulu l’impressionner ?
    Ça n’avait jamais marché avec sa mère à l’époque où elle était encore en vie et ce, malgré tous ses efforts. Il avait fait son maximum, avait comme aujourd’hui bravé la mort quelques fois pour ses yeux de poupées tristes. Rien n’avait prit, elle n’avait jamais su apprécier la valeur de ses nombreux gestes héroïques et autres preuves d’amour. Elle n’avait jamais été fière de lui.
    Ça n’avait jamais marché avec personne. Sans doute parce qu’il ne faisait jamais les choses correctement en fin de compte. C’était un bon à rien mais il n’arrivait visiblement pas à se le rentrer dans le crâne, ce n’était pas faute de se l’entendre dire pourtant !

    Mais un éclat de rire le tira de ses pensées sombres et pathétiques. Curieusement, il n’avait rien de moqueur et Khasan s’y connaissait en rire moqueur. Le tchétchène leva son visage en direction de la jeune femme et l’observa s’esclaffer avec surprise et interrogations. Pourquoi est-ce qu’elle riait si ce n’était pas pour le ridiculiser ?
    Le trentenaire ouvrit la bouche pour s’exprimer mais les mots restèrent bloqués dans sa gorge lorsqu’il réalisa à quel spectacle il avait droit. Elle souriait. Rien que pour lui ! Et elle était bien, bien jolie quand elle souriait...
    Sans vraiment s’en rendre compte, Khasan laissa un sourire étirer ses lèvres pâles et légèrement bleuie par le manque d’oxygène dont il avait souffert. Toutes ses peurs s’envolèrent durant une poignée bénite de secondes. Il ne pensait plus à l’eau et ce qui pourrait s’y trouver. Le trentenaire ne pensait plus qu’à ce sourire, affiché sur les traits de cette jeune femme sans nom qui ressemblait tant à sa mère.
    Elle lui avait sourit comme ça une fois. Juste avant de se briser. Mais il savait que ce sourire ne lui était pas destiné, il était pour Khuseyn...
    Mais celui-là, il était bien pour lui. Pour lui uniquement.

    Et les choses allèrent en s’améliorant. C’était à peine croyable. Il ne la connaissait même pas mais elle avait l’air sincère quand elle disait être heureuse de le savoir en vie. Personne ne lui avait jamais dit ça avant et pourtant, il avait survécut à pas mal de choses...
    Sans doute était-ce justement parce qu’elle ne savait pas qui il était, ce qu’il avait fait. Si elle savait, elle ne serait pas devant lui. Elle aurait fui en hurlant.
    Cette pensée fit peu à peu disparaitre le sourire d’une gaité toute innocente qui s’était dessiné sur ses lèvres jusque là.
    Khasan baissa les yeux, de nouveau honteux. Il avait l’impression étrange d’avoir menti. Il se sentait comme un enfant qui a volé les fleurs de son petit camarade de classe pour l’offrir à la maitresse et recevoir ses remerciements à sa place.
    Sauf que lui, il n’avait même pas offert de jolie fleur à celle qui se trouvait encore assise près de lui.
    Sans rien remarquer de son malaise, la jeune femme se leva pour aller chercher ses vêtements.

    C’est à ce moment seulement que Khasan réalisa qu’il tremblait comme une feuille morte. Ce n’était pas seulement du au froid, mais également à la frousse qu’il avait eu précédemment. Le tchétchène frictionna ses épaules dans le but de se réchauffer un minimum. La voix de la brune s’éleva à nouveau, sur un ton de reproche plus maternel qu’autre chose. C’était étrange. Mais certainement pas déplaisant.
    Le jeune homme enfila sa chemise, conscient qu’elle ne le réchaufferait pas vraiment et qu’il lui faudrait rapidement retourner vers la chambre d’hôtel qu’il partageait avec Peter.
    Et alors que Khasan allait répondre, il réalisa qu’il n’avait pas vu ou entendu son ami depuis sa baignade improvisée.
    Le trentenaire se retourna vivement et, comme il s’y était attendu, ne vit aucune trace de son compagnon d’infortune nul part. A quel moment avait-il disparu ? Il avait été là quand il avait plongé... s’était-il dit qu’il allait y rester et avait-il décidé de s’en moquer… ou était-il partit avant de réaliser qu’il se passait quelque chose ?
    Mieux valait ne pas chercher à analyser le comportement de Peter de toute manière. Et Khasan ne chercherait même pas à le questionner à ce sujet.
    Légèrement contrarié, il releva ensuite son regard émeraude vers la jeune femme, décidant qu’enfiler ses chaussettes sous un pantalon trempé serait stupide et préférant les garder près de lui.
    Il était temps de répondre à ses questions, même s’il ignorait encore réellement quoi dire.

      « Je voulais juste… chercher le livre » expliqua-t-il en faisant fuir son regard, persuadé qu’elle y lirait son mensonge


    Il avait peur qu’elle s’énerve après lui si elle découvrait qu’il mentait. Qu’elle prenne ce ton calme et plein de menaces. Qu’elle parle comme Peter, comme son père. Qu’elle lui dise qu’il filait un mauvais coton, qu’elle s’inquiétait pour lui, et qu’elle finisse par lui faire payer son mensonge d’une manière ou d’une autre.

      « Je suis pas… bon nager » bafouilla-t-il dans un américain approximatif « J’ai pas voulu faire peur. C’était juste pour chercher le livre, désolé »


    Le jeune homme laissa s’échapper quelques secondes dans le plus grand silence puis il essuya laborieusement sa main sur sa chemise déjà humide, et la tendit vers elle.

      « Je m’appelle Khasan » se présenta le tchétchène dans un sourire nerveux

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MessageSujet: Re: « They lived happily ever after » PV   « They lived happily ever after » PV EmptySam 29 Aoû - 15:46

    J'étais soulagée. Soulagée comme jamais je ne l'avais été. J'avais cru qu'une fois encore j'allais tuer, ou du moins qu'une fois encore j'allais être accusée de meurtre. J'ai cru que j'allais finir mes jours dans une clinique pour les fous. J'ai cru tout simplement mourir, voir ma vie se terminer, d'une certaine manière. Je savais qu'une fois à la clinique plus rien de ma vie ne serait pareil. Je serais dans une chambre close, que je n'aurais d'ailleurs pas le droit de la quitter, vu que je serais considérée comme un danger, une tueuse. J'aurais des cachets à tous les repas, pour soigner "mon mal". Cela ne servirait sûrement à rien, et en plus cela me détraquerait le cerveau. Résultat ? Et bien j'aurais perdu toute ma tête, définitivement. Je ne serais plus qu'une pauvre âme qui bafouillerait des phrases incompréhensive, assise dans un coin, les pieds ramenaient près du corps et les bras enroulés autour des jambes, qui balancerait son corps d'avant en arrière. Une folle, une détraquée, une personne sans âme. Et c'était exactement ce que je ne voulais pas être. Je serais enfermée pour toujours, privée de cette liberté que j'aimais tant. Le pire était que lorsque cette voix ne se manifestait pas en moi, j'étais une personne comme les autres. Je parlais normalement, j'agissais normalement et je ne parlais pas toute seule. Rien ne pouvait trahir ma schizophrénie. Je n'étais un danger pour personne. En plus, j'avais conscience que la voix dans ma tête n'existait pas, que c'était le fruit de mes souffrances du passé. Je savais que j'étais dangereuse lorsque j'étais en colère, et au fil des années j'avais appris à me contrôler, à ne plus l'être. Du moins j'essayais de l'être le moins possible. Et même si quelque fois j'avais un excès de fureur, cela ne durait pas longtemps. En général.

    Je m'étais toujours dit que si un jour je tuais en étant moi-même quelqu'un je me dénoncerais moi-même. Si je devenais un réel danger je m'enfermerais, pour ne plus faire de mal. Je ne voulais pas finir dans une clinique du moment que ma personnalité n'était pas entièrement touchée. Mais si toutefois cela devait un jour arrivé, si ma maladie progressait, et bien je me sentirais obligée de le faire. Je ne voulais pas tuer, ou du moins je ne voulais plus. Quitte à être enfermée, quitte à devenir une pauvre folle sans raison. Quoi que... Je préférais plutôt mourir. Mettre fin à mes jours, pour ne pas être enfermée, pour ne pas souffrir jusqu'à la fin de mes jours. Oui, mourir serait la bonne solution. Une mort rapide et indolore. Juste savoir que j'allais mourir, et dormir pour l'éternité. Plus de voix dans ma tête, plus de souffrance, plus de problèmes... Le suicide serait pour moi une libération. Mais ce ne serait pas pour maintenant. J'étais née pour vivre une vie, pour avoir des hauts et des bas. Et, au fond, j'avais toujours l'espoir que cette Voix sorte de ma tête, qu'enfin je puisse vivre une vie normale. Et tant que cette espoir était présent, le suicide n'était pas pour tout de suite.

    Je sortis de mes sordides pensées en voyant l'homme bouger. Il avait été surpris de me voir rire, mais il avait fini par sourire à son tour. D'un air béat, innocent. C'était... Étrange. A le voir ainsi, avec ce sourire et ses yeux pétillants, on aurait cru voir un enfant, comblé, aux anges. Moi sourire s'agrandit face à cette comparaison. Oui, un petit enfant, ayant besoin d'amour et de compassion. Pendant quelques secondes nous nous regardions avec un sourire enfantin. Je me sentais jeune, encore innocente. D'une humeur légère. Comme avant la mort de mes parents, comme avant le début de tous mes soucis. Cela faisait du bien, cela réchauffait mon âme et mon cœur. Moi qui pensait ne plus jamais sourire, moi qui pensait toujours vivre avec cette souffrance évidente. J'avais tort. La joie n'avait pas quitté mon cœur. Elle s'était simplement cachée pendant une longue période. Puis l'homme sembla revenir à la réalité, m'obligeant à faire de même. Je n'étais plus cette petite fille, j'étais une femme, une meurtrière. Mon sourire s'estompa légèrement. Une meurtrière.... L'inconnu se retourna vivement, et une fois de plus je regardai dans sa direction, sans rien voir. Plus il faisait ça, et plus je me posais des questions. Que pouvait-il dont y avoir près de la forêt pour qu'il la regarde sans cesse avec une légère crainte ? Lorsqu'il revint vers moi, il avait l'air contrarié. Je ne comprenais décidément pas.

      Khasan ▬ Je voulais juste… chercher le livre.


    Il fuyait mon regard, comme s'il avait peur. Mais peur de quoi, de moi ? de se que j'allais répondre ? Pourquoi ? Sa voix s'était faite enfantine, comme un petit garçon pris la main dans le sac avec un sac de bonbon volé à la boulangère. J'aurais presque pu imaginer l'homme avec les yeux embués de larmes. J'inclinais mon visage, perplexe. Même si il ne me regardait pas dans les yeux, je voyais que son regard allait un peu partout. Il regrettait ? Regretter d'avoir plongé, regretter d'avoir voulu aller chercher le livre ? Il ne me laissa pas le temps de réfléchir plus.

      Khasan ▬ Je suis pas… bon nager. J’ai pas voulu faire peur. C’était juste pour chercher le livre, désolé.


    Encore une fois il s'excusait. Mais de quoi ? Pourquoi se sentait-il responsable ? Après tout ce n'était pas lui qui avait laissé tomber le livre, mais moi ! Au contraire je lui étais reconnaissait d'avoir essayé. Il avait même mis sa vie en danger pour m'aider ! Je... C'était complètement irréel ! Pourquoi se croyait-il responsable ? Il avait débité ses paroles à une vitesse vertigineuse, dans un américain moyen. Cela prouvait qu'il avait parlé sans réfléchir. Il se sentait coupable, c'était évident. Mais de quoi ? Mince alors... Il avait un problème évident avec les responsabilités. La preuve, quoi qu'il se passe, il pensait toujours être le coupable. Mais c'était pas le cas, pourtant...

      Khasan ▬ Je m’appelle Khasan.


    Khasan. Ce nom n'était pas américain. Mais de toute manière je m'attendais à un nom de la sorte. Je l'avais vu essuyer sa main contre sa chemise avant de me la présenter. Comme si elle était sale. C'était... Étrange. Je veux dire, cette réaction me faisait penser... En fait je n'arrivais pas à expliquer ce que je pouvais ressentir face à cet acte. Il avait ce petit sourire nerveux qui montrait son angoisse. Quoi ? Il avait peur que je trouve son prénom horrible ? Que je ne lui serre pas la main ? Sans hésitation, et avec un petit sourire, je lui présentais la mienne.

      Lou ▬ Et moi c'est Lou. Enchantée.


    Nous nous serrâmes la main. Peut-être gardais-je sa main un peu trop longtemps dans la mienne. Mais... Je sais pas ça avait été comme une impulsion. J'avais voulu garder ce contact... Pour... Je sais pas. Gênée de mon acte, je ramenai ma main près de mon corps, mordillant ma lèvre. Mon regard dériva sur le lac, puis sur la forêt. Mes sentiments envers Khasan étaient des plus étranges. Je ressentais le besoin de me montrer gentille avec lui, de lui sourire, de le rassurer. Il avait cette expression faciale d'enfant soucieux... Je fermai les yeux un instant. Étranges sentiments. Lorsque mon regard se posa de nouveau sur Khasan, je ressentis le besoin de le rassurer, de faire en sorte qu'il arrête de tout le temps me regarder avec ces yeux de petit chiot. Qu'il recommence à sourire comme précédemment, entre autre.

      Lou ▬ Écoutes, Khasan. Il faut que tu arrêtes de t'en faire pour le livre. Si il a coulé, c'est de ma faute, et juste de ma faute. Toi, tu n'y es pour rien. Au contraire, tu as été très gentil de te proposer pour aller le chercher. C'était très héroïque de ta part, surtout pour quelqu'un qui visiblement n'est pas à l'aise dans l'eau. Je te remercie.


    Je ne sais pourquoi, mais je l'avais tutoyé. Je fronçai les sourcils en m'en rendant compte. Une femme face à un enfant... C'était peut-être vraiment comme cela que je le voyais. Il était plus vieux que moi, d'une dizaine d'années facile. Et pourtant... Il se comportait comme un gamin. Je restais stupéfaite par ces constations.
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Khasan M. Kashtanjev
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MessageSujet: Re: « They lived happily ever after » PV   « They lived happily ever after » PV EmptySam 29 Aoû - 17:46

    Un demi-sourire encore un peu maladroit perça fugacement les lèvres de Khasan lorsque Lou se présenta à lui. Elle prit sa main dans la sienne et les battements de son cœur s’accélérèrent. Il n’avait pas l’habitude des contacts physique et n’aimait pas vraiment ça. Et c’était d’autant plus vrai quand le contact se faisait avec une personne de la gente féminine.
    Il se sentait toujours ridicule en présence des filles. Grossier, sale, idiot. Il avait l’impression que le toucher allait les dégoûter et qu’elles arboreraient une grimace écœurée avant de lui faire une réflexion vexante qui terminerait de le faire sentir plus bas que terre.
    Peter faisait ça parfois. Et puis il allait se laver les mains après en lui demandant quand il prévoyait de mettre un terme à tout ça et de se tirer une balle. Ça le faisait toujours beaucoup rire et lui, ça le faisait toujours pleurer.
    Mais son interlocutrice ne réagit d’aucune de ses manières. Elle ne grimaça pas de dégoût, n’était pas en train de pousser une exclamation agacée parce qu’il l’avait salit. Et elle ne le touchait pas pour le frapper ou
    (l’humilier)
    lui faire des choses bizarres comme son père, Peter ou même Khuseyn.
    C’était un contact agréable, chaud, électrisant. Et comme si elle avait compris qu’il lui faisait du bien, la petite brunette le prolongea un instant encore, son regard perdu dans le sien. Le poids qui pesait sur sa poitrine depuis un long moment. Si on lui avait demandé, le tchétchène aurait répondu depuis son arrivée sur le ponton, mais ça aurait été un mensonge. Il avait ce poids depuis bien plus longtemps ; des années sans doute.

    Et puis la magie du moment fut brisée. Lou ôta sa main de la sienne, l’air gênée. Pour sa part, Khasan aurait voulu protester. Il du d’ailleurs lutter contre lui-même pour retenir le couinement désespéré qui manqua de passer ses lèvres. Il se mordit l’intérieur de la bouche et ramena sa main à sa poitrine, le poing fermé comme pour détenir un peu plus longtemps la chaleur de celle de la jeune femme à l’intérieur.
    Il l’observa longuement, dans un silence méditatif. Elle ne ressemblait plus vraiment à sa mère maintenant. Elle était plus jolie. Ses traits étaient plus fins, ses mâchoires moins anguleuses, ses lèvres plus charnues, ses yeux plus clairs. Les cheveux de sa mère étaient également plus terne et sûrement moins soyeux… Le trentenaire du une fois de plus se raisonner. Il voulait passer sa main dans ses cheveux. Juste pour voir. Juste pour s’assurer qu’ils étaient aussi doux qu’ils en avaient l’air. Juste pour voir…
    Mais il ne pouvait pas se le permettre, ça faisait peur aux gens de le faire, il le savait par expérience.

    Une fois encore, Lou lui fit oublier ses idées en prenant la parole. Il avait toujours eu un problème de concentration et n’avait aucune difficulté à passer d’une idée à une autre, d’un désir à un autre. Les médecins détestaient ça, ils s’énervaient après lui quelque fois. Et ils voulaient lui faire prendre des médicaments pour qu’il soit concentré pendant les séances. De toute façon, ils voulaient qu’il prenne des médicaments pour à peu près tout.
    Chassant ces dernières pensées de son esprit, il baissa de nouveau le regard, sentant ses joues s’empourprer. Elle disait tout ce qu’il avait rêvé d’entendre. Et pourtant, ça ne le comblait pas de oie comme il l’avait pensé. Il se sentait idiot. Rattraper un livre n’avait rien d’héroïque, surtout quand on manquait de se noyer en le faisant…
    Elle voulait simplement être gentille et il le savait. Ce n’était pas rare que les gens se montrent gentils avec lui, mais Peter détestait ça et les écartait rapidement de sa vie. Il avait d’ailleurs mis les poings sur les i (et surtout sur lui) avec Lily et, même si c’était son ami qui lui avait conseillé d’approcher Lou, il n’était pas tranquille.
    Une fois encore, l’idée qu’il s’agissait peut-être d’un piège le traversa et lui étreignit douloureusement le cœur.

      « Je pourrais t’aider à en retrouver un » finit-il par répondre en reniflant discrètement «Mon ami Peter - celui qui est arrivé avec moi tout à l’heure - m’a dit que il y avait une librairie en ville. Moi je n’ai pas vu mais il a dit que il y avait plein de trucs funs »


    Une pensée traversa soudain l’esprit embrumé de Khasan. Peut-être qu’elle savait déjà tout ça. Peut-être qu’elle habitait l’île. Jusque là, il n’avait croisé que des touristes mais il était possible que Lou soit une résidente de Deavon. Si c’était le cas, il aurait l’air ridicule…

      « Tu… habites ici ou tu es venu par le concours toi aussi ? » Demanda-t-il en relevant ses genoux pour les entourer de ses bras


    Ce n’était pas une très bonne idée puisque son pantalon était trempé mais maintenant, il fallait qu’il ait l’air naturel. Déglutissant péniblement, il fronça les sourcils d’un air interrogateur.
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MessageSujet: Re: « They lived happily ever after » PV   « They lived happily ever after » PV EmptySam 29 Aoû - 21:43


« They lived happily ever after » PV Sansti10


« Un ponton, c'est pas toujours très fiable »



« En 1912, le ponton du lac de Deavon's Island était en piteux état. On ne savait plus vraiment depuis quand il datait celui là. XIXe siècle ? XVIIIe ? Bref, tout ça on s'en fou. Ce qui compte dans ce que je raconte, c'est qu'il avait fallut attendre qu'il s'écroule et emporte avec lui un jeune garçonnet de 8 ans dans sa chute pour qu'on se décide à le reconstruire. Après l'accident - et je ne dirais certainement le mot « terrible » - charpentiers et autres ouvriers de cette île éloignée de tout, dévorée par les habitudes « Old Fashion » étaient arrivé, planches sur les épaules, perceuse, viseuse, et scie accroché sur le pantalon. Ils avaient mit du temps ces ingrats. Et certains avaient même trouvé le moyen de se couper un doigt, si ce n'était pas deux. Ca va pour l'époque, on ne pouvait pas croire qu'il le faisait exprès pour éviter le travail. Mais attendez un peu 1914-1918, quand dans les tranchés, les mutilés volontaire était envoyé dans le No Man's Land. La c'était une toute autre histoire. Mais bon, ce n'était pas vraiment ça la raison de ma venue. Revenons-en au ponton voulez-vous ? Donc, je disais, ces ringards d'ouvriers avait, certes, mit du temps à le reconstruire ce vieux truc de bois, mais on n'aurait pu garantir la conviction qu'ils y avaient mit. Après tout, on avait pas été vérifier après coup. Et puis ... ca fait combien de temps maintenant qu'on y a pas retoucher à ce ponton là ? ... Hum ... je dirais bien maintenant un peu moins de cent ans. C'est intéressant à savoir ça non ? Surtout quand on sait que deux jeunes gens se trouvent sur ce ponton là.

Nous revoilà donc au présent. Le temps est plutôt claire, nous sommes en début de matinée, une journée parfaite pour faire trempette dans l'eau ... Ce qui est le plus marrent dans ce jeu que j'ai créé, c'est que ces abrutis de gens là pense qu'on ne sait rien d'eux, et qu'en venant ici ils pourraient plus ou moins repartir à zéro. Mais ce qu'ils ignorent, c'est que moi, je sais tout ... Je les ai étudier mes petits. Vous ne croyez tout de même pas que j'allais démarrer une expérience sans avoir éplucher dans les moindres détails toute la fiche qu'était leur minable vie. Il n'y a pas que leur secret que j'ai d'eux. J'en sais toujours un peu plus. Du moins, suffisamment pour pouvoir m'amuser un peu et jouer avec leur nerf. Prenez ce gamin de trente ans. Ce petit là, il a bien soigneusement entreprit de garder la tête de son frère sous l'eau. Un vrai meurtrier ! Je vous jure ! Ca n'a pas été compliqué de savoir qu'il avait peur de l'eau ... Vraiment pas compliqué. Ca se voit, un point c'est tout. Je les connais mes petits. Mais bon, ils me surprendront toujours. C'est ça qui est marrent de jouer avec un minable humain. Eux, ils réfléchissent, et on suffisamment d'intelligence pour n'agir sous un modèle universel. C'est pas comme les animaux qui font les choses d'une manière cyclique. Les humains, eux, ils changent. Et ils m'épateront toujours. Prenez l'exemple, encore de ce chien galeux qu'est Khasan. J'avais tout prévu pour lui : ce matin, quand il s'est lever et qu'il s'est diriger vers le lac, je me suis que pour ce bon vieux ponton, il était peut être temps de refaire parler de lui. Vous comprenez, j'ai déjà placé à peut près toutes mes cartes, certaines sont prévu d'avance, tandis que d'autre reste bien caché, dans la pioche en attendant que je décide de m'en servir - ou non - sur telle ou telle personne, en fonction de mon humeur et des circonstances. En l'occurrence, ce matin là, le schizophrène - Lui et son ami imaginaire - m'a donné envie de jouer cette carte là. Mais vous voyez, ce fou, il a changer ses plans. Du coup, mon coup serait moins marrent à jouer. Bon, ça restera jouissif, mais moins que ce que j'avais pu prévoir. Lui que je n'avais jamais vu s'approcher d'un lac auparavant, lui qui a été malade tout le trajet sur le bateau, il a braver sa peur pour plonger à l'eau ... tout ça à cause de quoi ? De cette petite peste de Lou ... ah celle là aussi c'est un cas intéressant. Double meurtrière. En plus d'être terriblement associable, il avait fallut qu'elle tue les seules personnes qui voulait d'elle ... Mais bon, elle aura légèrement foutu mon plan en l'air avec son bouquin débile !

Mais bon, heureusement pour elle, je me suis ressaisit. Je me suis d'abord dit que ça me ferait deux victimes pour le prix d'une. Mais avant ça, quand j'ai vu cet abrutis de Khasan plonger et ne pas remonter, je me suis dit que ce n'était marrent s'il se tuait tout seul. Et puis j'ai compris. Oui parce que les psychopathe en mon genre ça réfléchie. Faut pas croire ce qu'on raconte ... on n'est pas fou. On peut même être bien plus intelligent que vous tous ! Enfin bref, j'étais là, à le regarder couler, et j'me suis dit qu'il devait y avoir une raison. Il ne savait pas nager, déjà. Mais je me suis rappeler du petit Khuseyn. Alors j'ai attendu ... Et puis il a remonter. A voir sa façon de nager, et son regard vers l'arrière, j'ai pu confirmer mes pensées. Et je me suis dit que ce serait finalement encore plus marrent que ce que j'avais d'origine prévu. Non seulement, le sort allait s'abattre sur lui, mais en plus de ça, il allait s'en vouloir d'autant plus s'il venait à penser que ce n'est pas le destin qui avait voulu ça, mais son gentil petit frère défunt, noyé. A côté de ça, j'ai eut le temps d'observer la brunette sur le ponton avant que Khasan n'arrive. Et comme l'humain ne nous surprend jamais à moitié, j'ai appris une chose sur elle. La petite n'était pas plus à l'aise dans l'eau qu'un chat. Ca c'est bien vu à sa tronche, à sa manière d'agir qu'elle aurait préféré autre chose que de devoir se foutre dans l'eau. Du coup, je me suis dit qu'une fois de plus, c'était vraiment le moment pour le ponton de faire parler de lui.

J'ai attendue patiemment, en me disant que s'ils venaient à se calmer tous les deux, ils en seraient encore plus perturber quand le moment fatidique arriverait. Du coup, je les ai laissé se faire leurs petites présentations minables. Et vas-y que je te serre la main ... Et puis ils ont commencer à parler ... J'ai minutieusement attendue que la gonzesse soit pile au bon endroit. Une chance - ou pas - qu'elle aille chercher les vêtements du trentenaire puisqu'en se replaçant, elle se trouva pile à la bonne place. Ce petit bijou, je l'avais placer là avant même leur arrivé sur l'île en me disant que tôt ou tard il y aurait un con qui se positionnerait juste au dessus. J'avais raison - une fois de plus.

J'ai attendue ... histoire de les laisser parler un peu, et puis pouf. J'ai appuyer sur interrupteur. Le petit explosif placer au dos d'une des planches qui faisait le pont vint à exploser. Une petite explosion, rien de bien alarmant, mais s'en fut assez pour faire céder la planche - qui était déjà en mode « Je grince » - emportant avec elle dans sa chute, quelques voisine et le sublime corps de la brunette. Ce fut assez marrent d'entendre ce petit couinement de souris sortir de sa bouche, et ce fut marrent aussi de voir son corps s'enfoncer dans ce trou tout nouvellement arrivée. Ses pieds touchaient déjà sans doute l'eau juste en dessous. Il ne resterait plus qu'à espérer qu'elle ait suffisamment de force dans les bras pour s'empêcher de tomber totalement. Enfin moi je dis ça ... j'aurais bien voulu la voir tomber. Mais le plus marrent, serait de voir comment elle réagirait. Et aussi de voir la tête du trentenaire enfantin, après tout, rien ne dit qu'elle n'a pas été attraper par son frère. Les esprits ça peut être terriblement rancunier vous savez ? Et puis officiellement ? On n'en voudrait sans doute pas à ce bon vieux ponton de s'être écrouler après cent ans de vie. on ne se douterait sans doute jamais qu'on plaça un jour un explosif en dessous. Après tout, à Deavon's Island, il n'y a pas d'attentat, juste un groupe de touriste abruti et tué un par un par mes soins ... »

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MessageSujet: Re: « They lived happily ever after » PV   « They lived happily ever after » PV EmptyDim 30 Aoû - 17:08

      Khasan ▬ Je pourrais t’aider à en retrouver un. Mon ami Peter - celui qui est arrivé avec moi tout à l’heure - m’a dit que il y avait une librairie en ville. Moi je n’ai pas vu mais il a dit que il y avait plein de trucs funs.


    J'acquiesçai en silence, un sourire ravi se peignant sur mon visage. J'étais contente que Khasan me dise qu'il y avait une librairie, cela me redonnait espoir. Même si mon livre avait coulé, il y avait peut-être une chance pour que je puisse le retrouver dans cette librairie. En plus, les boutiques de la ville avaient l'air plus vieilles, et vu que l'île était un peu éloignée de tout, et bien je me doutais que niveau arrivage de livre y'en avait pas souvent. J'avais donc plus de chance de trouver un livre plutôt ancien. Oui c'est vrai, cela peut vous paraitre un peu bête de vouloir racheter un livre que l'on a déjà lu, mais il faut que je vous avoue que lorsque j'aime un livre, j'aime le lire et le relire encore et encore. Je ne suis pas le genre de personne qui lit et puis qui met de côté. J'aime bien quelque fois me replonger dans l'histoire, surtout quand elle est passionnante. Voilà pourquoi en partant précipitamment de mon petit appartement à Las Vegas j'avais pris quelques livres : ceux qui m'étaient le plus précieux. Certains dataient de mon enfance, lorsque mes parents étaient encore en vie. Vous comprendrez que ces livres là sont tout aussi important à mes yeux parce qu'ils sont rattachés à mes parents. Ils ont une très grande valeur sentimentale. Dans ces livres là il y a beaucoup de contes de fées, du genre Cendrillon, la Petite Sirène, la Belle et la Bête... Bref tous les livres qu'ont les enfants à 9 ans. En ce qui concerne Les nuit blanches du Chat Botté, c'était Hunter qui me l'avait acheté pour mes 15 ans dans une brocante. Il savait que j'aimais les contes de fées, et il avait lu "Chat Botté" sur la couverture. Il n'avait pas vraiment fait attention que cela parlait de meurtres et que c'était un peu glauque. Il s'était d'ailleurs sentit gêné quand je le lui avais dit. Il m'avait proposé de me donner de l'argent pour en choisir un autre, mais j'avais refusé. J'avais d'ailleurs bien fait, car j'avais adoré. Ce livre là était la seule chose qui venait de Hunter... Sa perte m'attristait, mais je me disais qu'il valait mieux que ce soit ce livre plutôt que Khasan. Car rien ne vaut une vie humaine. Rien.

    Ce qui me choqua dans ses paroles fut son allusion à son ami Peter qui était là tout à l'heure. Je fronçai les sourcils, dubitative. Lorsque j'avais vu Khasan pour la première fois, j'étais sûr qu'il était tout seul. Je finis par hausser les épaules, me disant que je n'avais pas du faire attention à ce Peter, et que j'étais trop chamboulée par la perte de mon livre pour regarder la forêt avec attention. Dans tous les cas son ami était parti. Cela me rappela quand Khasan se retourner pou regarder à un endroit précis. A trois reprises. Sûrement que Peter avait du s'éclipser juste après son arrivé vers moi, et que Khasan se retournait fréquemment pour voir si il était revenu ? Sûrement... Dans tous les cas je ne répondis pas, préférant garder toutes ses hypothèses pour moi. Je n'avais pas envie de passer pour une abrutie en répliquant que je ne l'avais pas vu. Il me prendrait pour une bigleuse qui ne faisait attention à rien autour d'elle. La preuve, rien que ce bruit qui m'avait fait sursauté avait réussi à me faire lâcher le livre qui était tombé dans l'eau. Si j'avais été plus attentive peut-être n'aurais-je pas sursauté. Et rien de tout cela ne sera arrivé. Mais bon, que voulez-vous, c'est ce que l'on appelle le Destin. Le livre était censé tomber, j'étais censée ne jamais le récupérer, et Khasan était censé en essayant de me faire plaisir tenté de le récupérer, pour finir par presque se noyer. Un Destin quelque peu périlleux, j'en conviens...

      Khasan ▬ Tu… habites ici ou tu es venu par le concours toi aussi ?


    Grâce à ces paroles j'apprenais que Khasan était venu lui aussi par le billet du concours. Lui aussi devait donc être venu par le billet du concours. Je ne l'avais pourtant pas vu dans le bateau. Je finis par hausser les épaules, après tout j'avais passé tout le temps dans ma cabine à me lamenter sur mon sort et à pleurer comme une madeleine. Il était normal que je ne l'ai pas vu. Cette traversée avait été la plus longue de toute ma vie. Je ne faisais que de me demander si la police n'avait pas retrouvé le cadavre de ce William Fuller et qu'ils n'étaient pas à ma poursuite... J'avais eu l'espoir qu'ils croient que ce n'était pas moi. Il est vrai qu'en partant j'avais eu tendance à mettre mon appartement sans dessus dessous, pour faire croire à un cambriolage. J'avais même été jusqu'à me couper la main avec un couteau pour laisser du sang un peu partout, et laisser la fenêtre ouverte pour que l'on croit que je m'étais échappée par l'escalier de secours. Peut-être la police me croirait enlevée et disparue... Pourtant je restais sceptique. La police scientifique était très forte pour trouver les coupables. La preuve avec toutes les séries télés du genre " Les experts ". Avec tout et n'importe quoi ils arrivaient à trouver le tueur. Ma mise en scène était du rang de débutant, ils trouveraient sûrement un fragment de ma peau sur le cou de la victime, ou quelque chose du genre... Non, je continuai à croire que ma cause était perdue, et que j'allais passé un long moment sur cette île à attendre. Heureusement que je disposais encore de l'héritage presque intacte de mes défunts parents et de mon riche père adoptif - oui celui qui avait tenté de me violer -...

      Lou ▬ J'ai moi aussi gagné ce con...


    Il n'y eut jamais de fin à ma phrase, car je venais d'entendre un gros craquement venant de sous mon corps. Sûrement de la planche qui était sous moi. J'eus à peine le temps de regarder cette planche que celle ci se brisa en plusieurs morceaux. Avec un cri aigüe de peur et de stupeur je tombais comme une pierre dedans. Je ne sais comment, mais mes bras, et surtout mes mains, réussir à s'accrocher à la planche d'à côté ( Vous savez entre les planches y'a un petit espace, c'est là que mes doigts se sont accrochés ). Espérons qu'elle non plus ne craque pas... Par la suite j'entendis un autre craquement venant de cette planche justement. Je déglutis. Pitié mon Dieu, que cette planche résiste... Tout en grimaçant une larme coula le long de ma joue. Je sentais l'eau au niveau de mes hanches. Si je lâchais, je coulais, c'était sûr. Je ne savais pas nager... Ra c'était si bête de mourir comme ça ! A cause de la chute d'une foutue planche ! Et comme par hasard c'était celle qui était sous moi. Si ça c'était pas la poisse... Dieu voulait que je meurs noyée. Mais pourquoi, qu'avais-je fait ? M'en voulait-il parce que je n'avais rien fait pour sauver l'homme ? Parce que j'avais été trop lâche et trop peureuse pour sauter à sa suite pour aller le récupérer au fond de l'eau ? C'était si injuste... La vie était injuste. Depuis mes 9 ans je n'avais eu que des malheurs. La joie avait déserté mon corps depuis cette période, et aujourd'hui, le seul moment où je m'étais sentie heureuse, il fallait que je tombe et que je sois suspendue. Mais merde Dieu me punissait encore une fois parce que j'avais la prétention de croire au bonheur !?

    La panique prenait possession de mon corps, décuplant mes forces. J'essayai de remonter de moi-même, mais je n'y arrivais pas. Tout ce que je pouvais faire, c'était m'accrocher. J'avais pas le choix. Mon regard se posa sur Khasan qui avait été aussi surpris que moi du cassement de la planche. Il me regardait sans bouger. Mais merde qu'il se bouge un peu ! Qu'il vienne m'aider ! Mes bras étaient déjà engourdis et avec mes doigts ils étaient en sang. Dans la panique j'avais du me râper à des morceaux de bois. Mon regard noisette plongea dans ceux du jeune homme. Il fallait être vraiment idiot pour ne pas voir que j'étais totallement horrifiée par ce qui m'arrivait... La panique me paralysait les muscles, et je n'arrivai pas à sortir deux mots. Seul mon regard l'implorait de m'aider...
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MessageSujet: Re: « They lived happily ever after » PV   « They lived happily ever after » PV EmptyDim 30 Aoû - 19:50

    La mine interrogatrice, Khasan guetta la réponse de Lou dans un silence quasi-religieux. Sa gêne avait refait surface et il avait maintenant bien du mal à la dominer. C’était agaçant. Terriblement agaçant. D’autant qu’il avait parfaitement conscience d’être simplement stupide et de n’avoir aucune raison valable de s’en faire. Lou était gentille et jusque là, elle ne s’était jamais moquée de lui. Pourtant, elle avait eu quelques bonnes occasions.
    Elle aurait pu se moquer de son allure, de la pâleur de son teint, de sa maigreur, des marques qui barraient sa poitrine, son visage. Elle aurait pu ridiculiser sa manière de sauter dans l’eau, de nager, rire de l’incapacité dont il avait fait preuve à remonter sur le ponton seul. La brunette aurait pu se moquer de son accent, de ses problèmes d’élocution et de beaucoup de choses encore.
    Pourtant, elle n’en avait rien fait.
    Son regard était parfois songeur, mais jamais moqueur. Elle ne paraissait pas le juger ou même se méfier. Peut-être aurait-elle dû mais la question n’était pas là.
    Malgré cette conclusion, Khasan restait incapable de vraiment se détendre. Il avait l’impression que des caméras étaient braquées sur lui, attendant le moment où il commettrait une erreur pour le prendre sur le fait. Et il finirait indéniablement par commettre une erreur ; il le faisait toujours.
    Il imaginait déjà Peter sortir de derrière un buisson en frappant dans ses mains avec un air réjoui. Il pouvait presque l’entendre se moquer, ricaner et lui dire qu’il était irrécupérable.
    Il l’imaginait avec un pagne et des peintures de guerre. Un os dans le nez. C’était drôle. Et terrifiant en même temps.
    Khasan fut parcourut d’un frisson qui n’avait rien à voir avec la température au moment où Lou ouvrait la bouche.

    Mais elle n’eut jamais l’occasion de terminer sa phrase. Tout se passa très vite. Trop vite. Sa rétine capta la situation bien plus vite que son esprit ne l’imprima.
    Tout d’abord, il eut l’impression d’un tour de magie. Lou venait de disparaitre dans un bruit sec et fracassant. Un craquement sinistre et détonant.
    Et puis ‘pouf’, plus rien d’autre que les bois dans son champ de vision direct. Lou avait disparue, tout simplement.
    Mais il n’y avait pas eu de formule magique. Juste un cri. Un couinement d’animal apeuré.
    Avec une lenteur infinie, Khasan avait alors fait dévier son regard émeraude vers le bas. Sa bouche s’était ouverte en un ‘o’ de surprise alors que ses yeux s’écarquillaient. Incrédule, il observa le visage pâle comme la mort de Lou au travers des planches. C’était comme un halo autour d’elle.
    C’était aussi drôle et terrifiant que Peter dans un pagne. Le tableau aurait pu être beau si l’expression du visage de la brune n’avait pas été aussi angoissante.
    Elle paniquait. Sa respiration saccadée venait appuyer cette théorie tout comme son regard brillant, affolé, suppliant...

    Le temps –qui semblait jusque là s’être courbé pour lui- reprit sa course avec violence, reconnectant Khasan à une réalité cruelle et pleine de dangers.
    Lou venait de passer au travers du plancher et elle avait besoin d’aide. De son aide. Et s’il restait planté là à l’observer avec son air d’ahurit dégénéré, elle n’allait pas tarder à se retrouver dans l’eau. Eau qu’elle ne semblait pas apprécier beaucoup plus que lui… Ses bras tremblaient déjà, annonciateur de fatigue musculaire, et ses doigts cramponnés à une des planches étaient sanglants.
    Sans perdre une seconde de plus à tergiverser, le tchétchène se jeta en avant. Ne songeant pas une seule seconde que son poids pourrait faire effondrer l’édifice instable, il attrapa les avant bras de Lou et s’en saisit avec vigueur, laissant glisser ses mains jusqu’à ses poignets pour assurer sa prise. La jeune femme sembla hésiter un instant et finalement, enserra ses poignets à son tour. Ses ongles pénétrèrent sa chair dans la panique mais Khasan ne s’en soucia pas le moins du monde.
    Prenant appui comme il le pouvait, les jambes écartées autour du trou et de la silhouette suspendue de Lou, il transféra tout son poids vers l’arrière pour essayer de la tirer hors de danger.
    Il entendait le bois craquer sous lui mais essayait désespérément de ne pas y prêter attention. Il luttait également contre cette voix obsédante qui lui hurlait qu’il allait tomber aussi ; que s’il continuait à tenter de la sortir de là, il allait tomber à son tour.
    Mais pas dans l’eau.
    Dans l’esprit du tchétchène, il n’y avait que le vide. Le vide et puis le béton. Dur, froid, sale. Quand Lou
    (Rakhima)
    lui échapperait, elle s’écraserait dessus et serait cassée. Brisée à jamais dans une position inconfortable. Ses jambes formeraient un angle bizarre sous elle et ses yeux resteraient ouverts sous la pluie. Figés à jamais. Vide.
    Il n’y avait plus que le vide…
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MessageSujet: Re: « They lived happily ever after » PV   « They lived happily ever after » PV EmptyDim 30 Aoû - 19:50

    FLASH BACK

    G R O Z N Y Y . R E P U B L I Q U E . D E . T C H E T CH E N I E
    0 7 / 03 / 1 9 9 2 . 1 0 : 1 4 P M

    Khasan porta la cuillère à sa bouche et souffla dessus avant de l’enfourner. La soupe était chaude, mais pas au point de brûler, c’était parfait. Satisfait, il la reposa dans le bol et essuya ses lèvres d’un revers de la main. L’adolescent d’une quinzaine d’années attrapa alors les anses du plateau qu’il avait préparé avec soin et le souleva en vérifiant une dernière fois qu’il avait pensé aux cachets de sa mère.
    Il se dirigea ensuite vers le ridicule coin salon de leur minable appartement, jetant un coup d’œil morne en direction de la télévision noir et blanc qui tournait pour le vent. Il s’approcha ensuite du large fauteuil dans lequel était installée Rakhima et, comme toujours, son cœur se pinça.
    Elle rapetissait. Il en était certain maintenant, elle devenait de plus en plus petite, de plus en plus fragile. Ses épaules se voûtaient, ses membres s’atrophiaient ; elle s’éteignait. Lentement mais sûrement. Elle disparaissait dans le décor, ne devenant qu’une ombre, un fantôme contraint à errer parmi les vivant, un tas de vêtement informe et puant qui se laissait aller et avait perdu toute envie de vivre.
    Et c’était sa faute.
    Il l’avait tuée le jour où il avait fait cette chose horrible à laquelle il s’interdisait de penser.

    Chassant ses pensées sombres et coupables, il déposa le plateau sur la petite table sur roulette près du fauteuil. Il l’avait construite lui-même pour qu’elle s’emboite parfaitement dans le fauteuil, la transformant en sorte de chaise pour enfant. Il avait pleuré quand il l’avait réalisé et s’était enfoncé un clou dans la cuisse jusqu’à se sentir un peu moins coupable.
    Khasan esquissa un mouvement vers la tablette pour la faire rouler jusqu’à elle, lorsqu’il remarqua qu’elle tenait quelque chose entre ses mains. Il s’agissait d’une vieille photo de son frère et lui, prise devant leur ancienne maison. Evidemment, la photo était arrachée et on y voyait plus que Khuseyn. Toutes ses photos à lui avaient été déchirées par sa mère quelques semaines après la mort de son jumeau.
    Le regard absent de sa mère était figé sur la surface glacé du portait froissé par trop de manipulations. Ses mains étaient comme des serres. Elle semblait s’y cramponner, comme si elle craignait qu’on ne la lui arrache.
    Poussant un soupir à fendre l’âme, Khasan frotta ses paupière de son pouce et son index.
    Il savait ce qui l’attendait.

      « Maman ? » Fit-il d’un ton las « Maman, c’est l’heure de manger. Je t’ai préparé la soupe que tu aimes bien et j’ai fait griller des toasts… Maman ? Tu m’écoutes ? »
      « Il a toujours le mot pour rire… mon joli petit garçon » répondit-elle d’une voix enrouée, usée par le temps et les pleurs


    Un sourire perça ses lèvres gercées et pâles. Un sourire éteint, dénué de vie. Un sourire quand même.

      « Je vais lui acheter un beau chien pour qu’il puisse jouer avec. C’est qu’il se sent seul parfois ! Il a besoin d’un petit camarade de jeu »
      « Oui, d’accord maman, mais il faut…»
      «Il est tellement sage... Il refuse jamais d’offrir son aide, oh ça non ! Il est courageux mon Khuseyn. Parfois, il part avec son papa couper du bois. Comme un grand ! Et il me fait signe jusqu’à ce qu’il disparaisse de ma vue… c’est presque un homme mon petit garçon »


    Khasan poussa un soupir et ferma les yeux pour empêcher quelques larmes de pointer leur nez. Il n’avait pas le droit de pleurer. C’était son fardeau. Il fallait qu’il paie pour ce qu’il avait fait. Il n’avait pas le droit de se plaindre. Pas alors qu’il était en vie.
    Lorsqu’il rouvrit les yeux, déglutissant péniblement à cause de sa gorge nouée par l’émotion, le visage de sa mère était tourné vers lui. Elle le fixait avec intensité, ses yeux humides s’éclairant d’une lueur démente.

      « Oh… tu es là mon Khuseyn » chuchota-t-elle avec émoi


    Elle leva une main vers son visage avec lenteur. Elle tremblait. Elle était tellement mince… il aurait pu la briser en la frôlant…
    Khasan ne put empêcher une larme brûlante de rouler sur sa joue lorsque la main rêche et tiède de sa mère se posa sur sa joue. Elle ne l’avait pas touché depuis une éternité. C’était tellement bon. Evidemment, il n’était pas celui qu’elle croyait toucher, mais peu importait, c’était tellement agréable.
    Lui aussi s’éteignait. Il le sentait. I les sentait partir sans pouvoir se raccrocher à quoi que ce soit. Mais là, il se sentait revivre. Son cœur allait imploser de bonheur.
    Mais soudain, l’expression de sa mère changea pour devenir un masque haineux et abominable.
    La gifle claqua sur son visage avec sauvagerie, suivie d’une autre, et d’une autre. Khasan finit par réagir et lui saisit le poignet alors qu’elle s’apprêtait à le frapper à nouveau, poussant des hurlements discordants et chargé de colère.

      « Tu n’es pas mon Khuseyn ! Imposteur !! Tu n’es pas mon bébé ! » Hurla-t-elle en levant son autre main pour l’abattre sur lui


    L’adolescent réagit plus rapidement et parvint à contrer son geste, renversant le bol de soupe près de lui. Sa mère, furieuse, continua de crier et de se débattre, essayant de le griffer puis de le mordre.

      « Calme-toi, maman, c’est moi ! C’est Khasan ! »
      « Imposteur ! Pourquoi est-ce que tu l’as laissé mourir !? Pourquoi est-ce que tu n’es pas mort à sa place !? »
      « Maman, s’il te plait » gémit-il, incapable de contrôler le tremblement de sa voix
      « Tu aurai dû mourir ! Tu aurais dû protéger mon bébé et mourir à sa place !! Pourquoi est-ce que tu n’as pas protégé mon bébé !? Pourquoi tu ne t’es pas laissé tuer à sa place ? Pourquoi ? »


    Le reste ne fut que sanglots, gémissements et crie de chagrin. Il relâcha sa mère de toute façon trop épuisée pour recommencer à le frapper et se redressa, le corps parcourut de frissons. Son cœur en miette cognait avec force dans sa poitrine et il resta immobile un long moment, le souffle court, les yeux humides de larmes.
    Finalement, après un temps indéfini, alors que les pleurs de sa mère commençaient à s’atténuer et qu’elle embrassait la photographie de Khuseyn avec frénésie, l’adolescent se pencha pour ramasser le bol de soupe renversé.
    Il le tint à deux mains et finit par poser son regard accablé sur la silhouette frêle de Rakhima.

      « Je vais te refaire un peu de soupe » murmura-t-il d’une voix brisée


    Lentement, il se détourna et dirigea ses pas lents vers la cuisine.
    Il aurait aimé que Peter soit là. Peter savait toujours quoi faire pour lui remonter le moral et le faire oublier tout ça. Il était le seul à oser dire tout haut que Khuseyn avait bien mérité ce qui lui était arrivé… il était le seul à le toucher. Parfois, il s’énervait après lui mais ce n’était pas si grave. Son père le frappait tous les jours, sa mère aussi et son frère de son vivant. Il avait l’habitude.
    Seulement Peter ne venait jamais le voir quand il était chez lui. Il fallait toujours qu’ils se voient à l’extérieur. Peter n’aimait pas beaucoup sa famille. Il les détestait et les trouvait injuste.
    Parfois, son ami lui disait de vilaines choses qui lui faisaient un peu peur. Pas parce que l’idée de tuer ses parents l’horrifiait, mais parce qu’elle l’excitait au plus haut point. Il rêvait parfois qu’il les massacrait, qu’il les faisait payer. Et ça lui faisait peur d’avoir aimé ça, de bander chaque fois qu’il y pensait et d’être obliger de se vider en cachette.

    Khasan déposa le bol de soupe dans le microonde et patienta quelques minutes. Le silence avait reprit ses droits. Sa mère ne pleurait plus. Heureusement, la crise n’avait été que passagère, parfois, ça durait des heures et c’était vraiment insupportable.
    La sonnerie agaçante de l’appareil le tira de ses pensées et l’adolescent attrapa le bol brûlant entre ses mains. Tant pis, ce serait sa punition pour ce soir. Poussant un soupir et se préparant à affronter de nouveau sa mère, il retourna vers le salon. Il était à mi-chemin du fauteuil lorsqu’il réalisa que celui-ci était vide.
    Ses sourcils se froncèrent et Khasan vint déposer le bol sur le plateau.
    Sa mère ne se déplaçait que rarement seule et se fatiguait très vite. Après une crise comme celle qu’elle venait de faire, il lui était quasiment impossible de se lever. Et pourtant, elle n’était plus là.
    Intrigué plus qu’inquiet, le jeune homme fit voyager son regard dans la pièce puis observa la porte clause de la chambre de ses parents. Elle grinçait toujours et il était persuadé qu’il l’aurait entendue si elle était passée par là.
    Il continua donc d’observer les yeux et se figea soudain.

    Son cœur effectua un looping dans sa poitrine et son souffle se coupa net. Elle était ouverte. La fenêtre. Il l’avait ouverte parce que sa mère ne lui avait pas demandé de l’amené aux toilettes. Il l’avait lavée, rhabillée mais l’odeur nauséabonde avait persisté un moment.
    Alors il avait ouvert la seule et unique fenêtre de la pièce.
    Rakhima n’était visible nulle part.
    Et comme si on avait attendu qu’il se fasse cette remarque, le premier cri s’éleva à cet instant. Il venait de l’extérieur. De la rue. En bas de chez lui. Juste sous la fenêtre de leur appartement du quatrième étage. Juste sous la fenêtre qu’il avait lui-même ouverte.
    Le cri perça la nuit et sembla se répercuter dans son esprit.
    Il avait comprit. Il n’avait pas besoin de se pencher pour savoir ce qu’il verrait en bas, ce qui avait provoqué ce cri perçant.
    Sous le vide, il y aurait sa mère.
    Et c’était entièrement sa faute.

    **

    Khasan poussa un grognement d’effort, luttant pour chasser les souvenirs qui l’assaillait et l’empêchait de se concentrer sur sa tâche. Il fallait qu’il sorte Lou de là. Il ne fallait pas qu’elle tombe. Ce serait sa faute, entièrement de sa faute !
    Tirant de toutes ses maigres forces, il parvint à la hisser tant bien que mal jusqu’au hanche.
    C’est à ce moment que les planches sous lui émirent un craquement sinistre de mauvais augure.
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